Formation éducateur spécialisé en 1 an : est-ce possible et quelles voies emprunter ?

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La question de la formation éducateur spécialisé en un temps réduit revient souvent, surtout chez celles et ceux qui veulent donner un nouveau sens à leur vie professionnelle. Un peu comme lorsqu’on décide de transformer une pelouse fatiguée en véritable jardin vivant, utile et accueillant pour la biodiversité, il s’agit ici de préparer un terrain solide, avec des racines profondes. Devenir éducateur spécialisé ne se fait pas en claquant des doigts, mais il existe des voies d’accès formation plus rapides, plus souples, et surtout plus adaptées à une réinsertion professionnelle ou une reconversion mûrie. L’envie d’être utile, de prendre soin des autres comme on prend soin d’un arbre fruitier, mérite un cadre clair, des repères et des conseils très concrets.

Ce métier d’accompagnement, très humain, rappelle le travail patient du jardinier : observer, écouter, tailler sans blesser, soutenir la croissance de l’autre. En parlant de formation professionnelle, de formation continue ou de parcours accéléré, beaucoup s’imaginent un « raccourci miracle ». En réalité, il s’agit plutôt de trouver les bons outils au bon moment, comme on choisirait un sécateur adapté plutôt qu’un outil bon marché qui abîme les branches. Entre la formation initiale, les dispositifs pour adultes, l’alternance et la valorisation de l’expérience, plusieurs chemins permettent d’atteindre le diplôme éducateur spécialisé, parfois en moins de temps que prévu, sans sacrifier la qualité ni l’éthique du métier.

En bref : ce qu’il faut retenir pour une formation éducateur spécialisé en 1 an
Une formation en 1 an n’est pas la voie classique : le diplôme d’État se prépare normalement en 3 ans, mais certains dispositifs permettent d’accélérer le parcours.
Les voies d’accès formation pour adultes (VAE, passerelles, formations modulaires) sont les plus pertinentes pour réduire la durée si tu as déjà de l’expérience dans le social ou le médico-social.
La formation accélérée suppose un fort engagement personnel : alternance, stages, travail personnel et accompagnement sont au cœur du processus.
Une reconversion réussie ressemble à un jardin bien pensé : projet clair, rythme réaliste, appui sur des réseaux locaux (organismes de formation, employeurs, associations).
Peu de temps ? Voici l’essentiel :
Le diplôme d’État d’éducateur spécialisé dure normalement 3 ans, mais des parcours plus courts existent pour les adultes déjà expérimentés.
La VAE et la formation continue sont les principaux leviers pour viser une sorte de formation en 1 an ou un parcours accéléré partiel.
Devenir éducateur spécialisé demande un vrai travail sur soi, comme préparer un sol avant de planter un verger : motivation, observation et patience.
Conseil pratique : rencontrer des professionnels en poste et visiter des centres de formation permet de choisir la bonne voie comme on choisit l’emplacement idéal pour un potager.

Formation éducateur spécialisé : comprendre le terrain avant de parler de formation en 1 an

Avant de se lancer dans l’idée d’une formation en 1 an, il est essentiel de bien comprendre le « sol » sur lequel repose le métier d’éducateur spécialisé. Un jardinier ne plante pas un arbre au hasard ; il observe l’exposition, la qualité de la terre, la présence de vent ou d’ombre. De la même manière, connaître le contenu du diplôme éducateur spécialisé, ses exigences, ses compétences clés et ses débouchés aide à voir si un parcours accéléré est réaliste ou non pour toi.

Le diplôme d’État repose sur plusieurs grands domaines : connaissance des publics en difficulté, accompagnement au quotidien, travail en équipe pluridisciplinaire, projet éducatif, partenariat avec les familles, compréhension du cadre légal et institutionnel. C’est un peu comme les différents massifs d’un jardin bien pensé : chacun a son rôle, mais tous s’articulent pour créer une cohérence d’ensemble. Sans cette vision globale, difficile d’imaginer une formation éducateur spécialisé vraiment solide.

Il faut aussi regarder le rythme classique de la formation initiale, habituellement étalée sur trois ans. Cette durée n’est pas arbitraire : elle laisse le temps de « grandir » dans le métier, de passer par des stages variés, de confronter la théorie aux réalités du terrain. Là encore, on peut faire le parallèle avec un arbre fruitier : même avec le meilleur engrais naturel, un pommier ne donne pas de belles récoltes la première année. Il a besoin de s’enraciner, de s’adapter au climat, de développer un tronc solide.

C’est précisément parce que ce métier touche à l’humain, à la fragilité de certaines situations, que les autorités de formation restent exigeantes. Une formation accélérée n’a de sens que si elle respecte ces fondamentaux. Dans le cas contraire, les risques sont importants : épuisement, sentiment d’incompétence, difficulté à prendre du recul face aux situations de crise. Un peu comme un jardin planté trop vite, trop dense, sans réflexion : au premier coup de vent ou à la première canicule, tout s’écroule.

Pour autant, l’idée d’adapter la durée et la forme des études n’est pas à écarter, surtout pour les adultes déjà engagés dans le secteur social ou médico-social. Des personnes ayant travaillé comme moniteur-éducateur, aide médico-psychologique, accompagnant éducatif et social, ou même dans l’animation socio-culturelle, ont déjà développé des racines précieuses. Dans ces cas, réduire le temps de formation par des allégements de modules ou des équivalences peut être pertinent, à condition d’être bien accompagné.

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Un personnage comme Claire illustre bien cette réalité. Après dix ans passés à travailler dans un foyer d’hébergement pour adultes en situation de handicap, elle souhaite obtenir le diplôme pour évoluer dans sa carrière. Plutôt que de repartir pour trois ans « à zéro », elle s’oriente vers une formation continue modulable, avec reconnaissance de ses compétences acquises. Son parcours ne dure pas un an exactement, mais bien moins que la voie classique, et surtout, il respecte son rythme, ses contraintes familiales et ses besoins financiers.

Cette première mise en perspective montre que, derrière la question « est-il possible de devenir éducateur spécialisé en 1 an ? », se cache en réalité une interrogation plus fine : comment adapter la formation aux profils, à l’expérience et au projet de chaque personne, sans trahir l’exigence du métier ? Comme au jardin, tout est affaire d’équilibre entre ambition, patience et respect du vivant.

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Voies d’accès formation : les différents chemins pour devenir éducateur spécialisé

Lorsque l’on parle de voies d’accès formation pour devenir éducateur spécialisé, on peut imaginer un grand jardin avec plusieurs allées. Certaines sont larges et bien tracées, d’autres plus étroites mais tout aussi intéressantes. Le tout est de choisir la bonne entrée, en fonction de ton histoire, de ton âge, de ton expérience professionnelle et de tes envies. Chaque chemin demande des efforts, mais certains permettent de gagner du temps, comme un raccourci bien balisé qui évite les détours inutiles.

La première grande allée, c’est la formation initiale en école spécialisée. Elle s’adresse généralement aux bacheliers ou à ceux qui ont déjà un premier diplôme de niveau similaire. Le parcours dure trois ans, avec une alternance de cours théoriques et de stages pratiques. C’est un peu comme planter un nouveau jardin sur une parcelle nue : tout est à construire, mais on bénéficie d’un accompagnement complet, saison après saison. Pour quelqu’un qui sort du lycée, c’est souvent la voie la plus logique, même si elle n’a rien d’une formation en 1 an.

La deuxième allée concerne la formation professionnelle pour adultes. Ici, on parle de formation continue, parfois proposée par les mêmes écoles, parfois par des organismes spécifiques. Ce chemin intéresse particulièrement les personnes déjà en emploi ou en reconversion, y compris dans le cadre d’une réinsertion professionnelle. Les rythmes sont adaptés : cours du soir, alternance renforcée, modules intensifs sur quelques mois. Cela permet, par exemple, de conserver une activité salariée à temps partiel, comme on garderait un potager tout en aménageant progressivement un verger.

Une troisième allée, souvent méconnue, est celle des passerelles et équivalences. Certaines personnes, déjà titulaires d’un diplôme dans le champ social, peuvent obtenir des allégements de formation. Par exemple, un moniteur-éducateur ou un technicien de l’intervention sociale et familiale peut voir certains modules validés d’emblée. Résultat : la durée globale du parcours pour devenir éducateur spécialisé se trouve réduite. On ne parle pas toujours d’un an exactement, mais d’une vraie réduction du temps et de la charge de formation, un peu comme lorsqu’un jardiniste récupère une parcelle déjà enrichie par un ancien compost : tout ne repart pas de zéro.

Enfin, il ne faut pas oublier les dispositifs liés à la réinsertion professionnelle et aux politiques publiques de l’emploi. Pôle emploi, les régions et différents organismes peuvent financer des formations accélérées ou des préparations à l’entrée en école. Ces dispositifs préparent le terrain : remise à niveau, découverte du secteur, premiers stages. Pour une personne longtemps éloignée de l’emploi, ces étapes jouent un rôle comparable aux semis en godets à l’abri dans une serre : avant de planter en pleine terre, on sécurise la germination.

Pour t’y retrouver, il peut être utile de dresser une petite liste des questions clés à te poser :

  • As-tu déjà une expérience dans le social, le médico-social ou l’animation ?
  • As-tu besoin de conserver un revenu pendant ta formation éducateur spécialisé ?
  • Es-tu prêt à suivre un rythme intensif, proche d’un parcours accéléré, ou préfères-tu un tempo plus souple ?
  • Quels dispositifs de financement sont accessibles dans ta région ?
  • Souhaites-tu te spécialiser sur un public (enfants, personnes âgées, handicap, protection de l’enfance) ?

À partir de ces réponses, les différentes voies se dessinent plus nettement. L’idée n’est pas de choisir la route « la plus courte » à tout prix, mais celle qui respecte ton équilibre de vie, ton énergie, ton rapport au temps. Comme dans un jardin, un bon chemin est celui qui permet d’arriver au but sans épuiser le marcheur ni abîmer le paysage.

Visionner des témoignages vidéo de personnes déjà engagées dans ces parcours aide souvent à concrétiser ces choix. Entendre comment d’autres ont jonglé entre travail, famille et études, c’est un peu comme visiter le jardin d’un voisin avant de dessiner le sien : on gagne des idées, on évite des erreurs et on se sent moins seul dans le projet.

Formation accélérée et formation en 1 an : mythe, réalités et stratégies possibles

L’expression formation accélérée fait parfois rêver, comme une promesse de récolte rapide. Pourtant, dans le monde du vivant comme dans la formation, la vitesse a ses limites. Une formation éducateur spécialisé en 1 an au sens strict, menant directement au diplôme d’État complet, reste très rare et encadrée. En revanche, il est possible d’approcher cet objectif par étapes, en combinant plusieurs stratégies intelligentes et réalistes, un peu comme on combine paillage, rotations de cultures et engrais verts pour accélérer la fertilité d’un sol.

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La première stratégie repose sur la validation des acquis de l’expérience (VAE). Pour les personnes ayant déjà plusieurs années de pratique dans le social, cette voie permet d’obtenir tout ou partie du diplôme sans repasser par une formation longue. Le principe est simple : ton expérience devient ton « terrain d’apprentissage ». En rédigeant un dossier détaillé, en analysant des situations vécues, en les reliant aux compétences attendues, tu montres que tu maîtrises déjà une bonne partie du métier. Si la VAE est bien préparée, certaines personnes peuvent valider le diplôme en moins d’un an.

Une deuxième stratégie consiste à choisir un parcours accéléré au sein même des centres de formation. Certains proposent des calendriers condensés, avec davantage d’heures hebdomadaires, ou une alternance très soutenue. C’est un peu comme décider de cultiver intensivement un petit potager plutôt qu’une grande prairie : tout est concentré, demande une présence quasi quotidienne, mais permet de voir les résultats plus vite. Cette voie demande une grande disponibilité, une bonne organisation personnelle et un entourage compréhensif.

La troisième stratégie joue sur les passerelles entre métiers. Commencer par un diplôme de niveau inférieur ou complémentaire (comme accompagnant éducatif et social, ou moniteur-éducateur) puis monter en compétence est parfois plus rapide que d’attaquer directement le cursus d’éducateur spécialisé sans bagage. Les formations étant plus courtes, tu entres plus vite sur le terrain professionnel, et tu peux ensuite viser le diplôme supérieur en formation continue. Vu de loin, cela semble plus long que « un an », mais sur le terrain, ce chemin peut s’avérer plus fluide, comme lorsqu’on améliore un jardin par petites touches saison après saison.

Il est aussi essentiel de garder un regard lucide sur ce que signifie « aller vite ». Une formation condensée peut donner l’illusion d’un gain de temps, mais si elle mène à l’épuisement, aux abandons ou à un sentiment de fragilité une fois en poste, le prix à payer est élevé. Dans un jardin, un sol trop sollicité sans repos ni couverture végétale finit lessivé, compact, incapable d’absorber la pluie. Un futur éducateur spécialisé a lui aussi besoin de temps pour intégrer, digérer, prendre du recul.

Certains centres de formation utilisent des pédagogies actives, basées sur des études de cas, des jeux de rôles, des immersions rapides sur le terrain. Ces approches, lorsqu’elles sont bien construites, peuvent effectivement raccourcir le temps nécessaire pour se sentir à l’aise dans certains gestes du métier. Elles agissent comme un bon paillage : elles optimisent l’humidité, limitent les pertes, accélèrent la vie du sol. Mais elles ne remplacent pas l’expérience réelle, étalée sur différents contextes et saisons de la vie professionnelle.

En résumé, la question n’est pas tant « peut-on obtenir le diplôme en 1 an ? » que « comment concentrer intelligemment ses efforts pour devenir éducateur spécialisé dans un délai raisonnable, sans brûler les étapes essentielles ? ». On retrouve ici une sagesse proche de celle du jardinage écologique : accepter que tout ne dépende pas de notre volonté, respecter les rythmes, mais mettre en place toutes les conditions favorables pour que la croissance soit belle et durable.

De nombreuses vidéos et ressources expliquent en détail la VAE, les parcours modulaires et les retours d’expérience de personnes ayant emprunté ces chemins. Les consulter, c’est un peu comme feuilleter des carnets de jardin remplis de croquis, de plans de plantations et de notes de saison.

Réinsertion professionnelle et projet de vie : quand la formation éducateur spécialisé devient un nouveau jardin

Pour beaucoup, la réinsertion professionnelle ou la reconversion vers le métier d’éducateur spécialisé ressemble à un grand changement de paysage. Après des années dans un secteur qui ne fait plus sens, l’envie de travailler avec l’humain, d’accompagner, de soutenir, vient comme le désir de troquer un parking en béton contre un potager en pleine terre. La formation professionnelle, qu’elle soit longue ou proche d’une formation en 1 an, devient alors un levier pour redonner du sens à ses journées.

Les centres de formation accueillent de plus en plus de profils variés : anciens artisans, employés de bureau, travailleurs précaires, personnes ayant traversé elles-mêmes des difficultés sociales. Cette diversité rappelle la richesse d’un écosystème de jardin : un mélange de plantes, d’insectes, de sols et d’expositions qui, bien orchestré, crée une belle résilience. Dans un groupe de formation, chacun vient avec son histoire, ses forces, ses fragilités. Cette richesse humaine nourrit la dynamique d’apprentissage autant que les contenus théoriques.

Pour celles et ceux qui souhaitent une formation accélérée, l’enjeu est de concilier impératifs financiers, vie familiale et charge d’étude. Tout comme on planifie les gros travaux de taille ou de création de massifs à des moments précis de l’année, il est important de choisir la bonne période de vie pour se lancer. Parfois, décaler un projet de quelques mois, le temps d’organiser une garde d’enfants ou de mettre un peu d’argent de côté, est la décision la plus sage.

Les dispositifs de formation continue permettent une certaine souplesse : temps partiel, alternance, périodes intensives réparties dans l’année. C’est un peu comme étaler les plantations au jardin sur plusieurs semaines plutôt que tout réaliser en un seul week-end éreintant. L’important est de garder une énergie stable et de ne pas perdre le plaisir d’apprendre, car ce plaisir sera ensuite la sève qui nourrira toute la carrière.

Il n’est pas rare que les organismes de formation travaillent en lien étroit avec des structures d’accueil : foyers, instituts médico-éducatifs, services d’accompagnement à domicile. Cette coopération facilite la transition vers l’emploi après le diplôme. Pour une personne en réinsertion professionnelle, réaliser ses stages ou son alternance dans une structure qui pourrait ensuite l’embaucher, c’est un peu comme préparer en amont l’implantation d’un verger : on connaît déjà le terrain, on a pris le temps d’observer le climat, on sait quelles variétés de fruitiers auront les meilleures chances de s’épanouir.

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Certains choisissent aussi de relier ce projet à des valeurs écologiques ou territoriales fortes. Travailler comme éducateur spécialisé dans un établissement proposant des ateliers de jardinage, de maraîchage ou de soin par la nature est de plus en plus courant. Là, les gestes de la terre deviennent supports éducatifs : planter une haie, construire un compost, observer les oiseaux. Le professionnel accompagne alors les personnes comme un jardinier-guide, montrant comment chaque petit geste peut transformer le paysage intérieur.

Dans ces contextes, la question du temps de formation se mêle à un projet de vie plus global : où habiter, comment se déplacer, quel rythme de vie adopter. Comme pour un grand projet d’aménagement de jardin, il est souvent utile de faire un « plan » : bilan de compétences, rencontres avec des professionnels, visites d’écoles, réflexion sur les contraintes matérielles. Ce plan ne fige rien, mais il évite d’improviser au dernier moment, ce qui est rarement favorable ni au jardin ni à la reconversion.

Au fond, la réinsertion vers ce métier n’est pas juste un changement de job. C’est l’occasion de redéfinir sa manière d’être au monde, d’être avec les autres, comme on choisit de passer plus de temps dehors, les mains dans la terre, à sentir la pluie et le vent. La formation éducateur spécialisé, qu’elle soit condensée ou non, devient alors un chemin pour aligner ses valeurs et ses actes, et ça, aucune vitesse ne peut vraiment le remplacer.

Préparer son projet de formation éducateur spécialisé : outils, saisons et bonnes pratiques

Construire un projet de formation éducateur spécialisé demande un peu la même approche que l’aménagement d’un jardin harmonieux. Avant de sortir la bêche, on observe le terrain, on repère le soleil, l’ombre, la circulation de l’eau, les vents dominants. De la même façon, avant de se lancer dans une formation en 1 an ou un parcours classique, il est utile de faire un état des lieux de sa situation personnelle, de ses ressources, de ses envies et de ses fragilités.

Un premier outil précieux est le bilan de compétences, gratuit ou pris en charge dans certains dispositifs. Il permet d’identifier ce que tu as déjà développé comme qualités utiles au métier : patience, écoute, capacité à gérer les conflits, sens de l’organisation. C’est un peu comme analyser la richesse du sol avant d’y semer : savoir si la terre est argileuse, sablonneuse ou calcaire aide à choisir les plantes les plus adaptées. Une personne ayant déjà beaucoup travaillé en équipe ou dans l’accompagnement de publics en difficulté ne part pas du même point qu’une autre venant d’un tout autre univers.

Un deuxième outil puissant est le réseau. Rencontrer des éducateurs spécialisés en exercice, dans différents types de structures, éclaire concrètement le quotidien du métier. Un rendez-vous autour d’un café, une journée d’observation sur le terrain, une participation à une porte ouverte d’école : autant de petits gestes qui valent bien des discours théoriques. C’est l’équivalent d’une visite de jardins ouverts au public : on revient avec des images, des idées, des mises en garde aussi.

Côté « saisons », il existe des moments plus propices pour démarrer son projet. Beaucoup de formations commencent à l’automne, ce qui laisse le printemps et l’été pour préparer les dossiers, passer les concours d’entrée, approfondir ses motivations. Cette temporalité rappelle les grandes étapes du cycle au jardin : réflexion en hiver, semis au printemps, entretien en été, récolte à l’automne. En acceptant ce rythme, on souffre moins de l’attente et on profite mieux de chaque étape.

Pour structurer sa démarche, un petit tableau comparatif peut être utile :

Type de parcours Public ciblé Durée approximative Avantage principal
Formation initiale classique Bacheliers, jeunes adultes 3 ans Accompagnement complet, temps d’intégration progressif
Formation continue modulable Adultes en reconversion 2 à 3 ans (aménageables) Compatible avec une activité salariée partielle
Parcours avec passerelles Diplômés du secteur social 1 à 2 ans Allégements de modules, reconnaissance de l’expérience
VAE éducateur spécialisé Professionnels expérimentés 6 à 18 mois Possibilité de viser un « parcours accéléré » vers le diplôme

Mettre ces options à plat, c’est un peu comme dessiner un plan de jardin avec différentes zones : potager, verger, coin détente, haie vive. On voit mieux comment chaque élément peut trouver sa place, et quel chemin emprunter pour y accéder. Pour certains, la priorité sera la durée ; pour d’autres, la capacité à conserver un revenu ou à se rapprocher d’un type de structure particulier.

Enfin, quelques bonnes pratiques permettent de rendre ce projet plus léger :

  • Organiser son temps dès le départ : prévoir des plages hebdomadaires dédiées au travail personnel, comme on réserve des créneaux pour arroser ou biner au jardin.
  • Prendre soin de sa santé : sommeil, alimentation, activités ressourçantes. Un sol épuisé ne donne pas de belles récoltes ; un futur éducateur spécialisé épuisé ne tient pas dans la durée.
  • S’entourer d’un groupe de soutien : famille, amis, pairs en formation. Le jardin se porte mieux quand plusieurs mains s’y activent.
  • Accepter les imprévus : échecs à un concours, retard de financement, changement de projet. Comme la météo, tout n’est pas contrôlable.

En prenant ce recul, la question de la « formation en 1 an » se transforme. Elle cesse d’être une course contre la montre pour devenir une réflexion sur la qualité du chemin, sur l’équilibre entre ambition et respect de soi. Et c’est souvent là que naît le projet le plus solide, celui qui portera des fruits longtemps, à l’image d’un jardin bien accompagné, saison après saison.

Peut-on réellement obtenir le diplôme d’éducateur spécialisé en 1 an ?

Le diplôme d’État d’éducateur spécialisé est normalement prévu sur 3 ans. Une obtention en 1 an au sens strict est très rare et réservée à des situations particulières, notamment via la VAE pour des professionnels déjà très expérimentés. En revanche, il est possible de réduire la durée du parcours grâce aux passerelles, aux équivalences et à une formation continue modulable, ce qui s’apparente à un parcours accéléré sans sacrifier la qualité de la formation.

Quelles sont les principales voies d’accès à la formation éducateur spécialisé ?

On distingue la formation initiale classique en école, la formation professionnelle continue pour adultes (avec différents rythmes possibles), les passerelles pour les personnes déjà diplômées dans le social, et la validation des acquis de l’expérience (VAE). Selon ton profil, ton âge, ton expérience et ta situation financière, l’une ou l’autre de ces voies sera plus adaptée pour devenir éducateur spécialisé.

La VAE permet-elle vraiment un parcours accéléré vers le diplôme ?

Oui, la VAE peut constituer une forme de formation accélérée, surtout si tu disposes de plusieurs années d’expérience dans le secteur social ou médico-social. Tu dois constituer un dossier détaillé, souvent accompagné par un organisme, et passer devant un jury. Certains candidats obtiennent le diplôme complet, d’autres seulement une partie des unités, qu’ils complètent ensuite par une formation courte. Dans tous les cas, la VAE reste exigeante et nécessite un vrai investissement personnel.

Comment financer une reconversion vers le métier d’éducateur spécialisé ?

Le financement dépend de ta situation : salarié, demandeur d’emploi, bénéficiaire de dispositifs de réinsertion professionnelle, etc. Les régions, Pôle emploi, les OPCO ou encore le CPF peuvent contribuer au financement de la formation. Il est conseillé de rencontrer un conseiller en évolution professionnelle pour faire le point sur tes droits et les aides mobilisables avant de t’inscrire.

La formation continue est-elle compatible avec une vie de famille et un emploi ?

Oui, de nombreux centres de formation proposent des parcours aménagés pour les adultes : temps partiel, alternance, modules intensifs répartis sur l’année. L’organisation reste toutefois exigeante et demande une bonne anticipation, un dialogue avec l’employeur et le soutien de l’entourage. Comme pour l’entretien d’un jardin, une bonne planification permet de garder l’équilibre sans s’épuiser.

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