Tu habites en Ăle-de-France et tu rĂȘves de tendre la main par la fenĂȘtre pour cueillir une pomme bien croquante, quelques cerises rouges ou une poignĂ©e de groseilles encore perlĂ©es de rosĂ©e ? Avec un climat tempĂ©rĂ© comme celui de la rĂ©gion parisienne, ce rĂȘve est Ă portĂ©e de pelle. Les hivers restent gĂ©nĂ©ralement doux, les Ă©tĂ©s ne sont pas brĂ»lants, et cette douceur permet de planter un grand choix dâarbres fruitiers qui se plaisent vraiment dans ce coin de France. Ă condition de respecter quelques rĂšgles toutes simples de bon sens, ton jardin peut devenir un vĂ©ritable petit verger de campagne, mĂȘme au cĆur de la ville.
Dans les jardins familiaux de Seine-et-Marne, de lâEssonne ou des Yvelines, on voit revenir une vraie envie de fruits locaux, cueillis Ă maturitĂ©, sans produits chimiques. Beaucoup de familles plantent un pommier ou un poirier pour les enfants, un prunier pour les confitures, un figuier pour donner une touche presque mĂ©diterranĂ©enne. Le jardin devient alors un lieu de vie, un coin pour respirer, observer les saisons et transmettre quelques gestes simples : pailler, tailler, arroser au bon moment, respecter la terre. LâidĂ©e nâest pas de chercher la perfection, mais un Ă©quilibre : un verger qui nourrit, qui abrite les oiseaux, les abeilles, et qui reste facile Ă entretenir, mĂȘme avec un emploi du temps chargĂ©.
| Peu de temps ? Voici lâessentiel : |
|---|
| Conseil clĂ© n°1 : Choisis des espĂšces adaptĂ©es au climat tempĂ©rĂ© dâĂle-de-France : pommiers, poirier, cerisier, prunier, petits fruits rouges. |
| Conseil clĂ© n°2 : Plante surtout Ă lâautomne, dans un sol bien drainĂ©, en situation ensoleillĂ©e et Ă lâabri des vents froids. |
| Conseil clé n°3 : Privilégie un jardinage écologique : paillage, compost, arrosage réfléchi et tailles douces pour des récoltes durables. |
| Astuce ou bonus pratique : Fais-toi conseiller par une pépiniÚre locale pour choisir les bonnes variétés anciennes ou modernes adaptées à ton quartier. |
- Bien choisir les arbres fruitiers adaptĂ©s Ă lâĂle-de-France
- Comprendre les besoins de chaque espÚce pour une plantation réussie
- Mettre en place un entretien doux et naturel, sans produits chimiques
- Composer un petit verger harmonieux, productif et facile Ă vivre
Arbres fruitiers Ă planter en Ăle-de-France : comprendre le climat et le sol
Avant mĂȘme de choisir un pommier ou un cerisier, le plus important est de bien sentir ce que raconte ton terrain. En Ăle-de-France, le climat tempĂ©rĂ© alterne saisons marquĂ©es et Ă©pisodes de plus en plus contrastĂ©s : quelques gels tardifs, des Ă©tĂ©s parfois secs, des pluies intenses en automne. Câest un climat qui convient Ă une large palette dâarbres fruitiers, mais qui demande une bonne observation des vents dominants, des poches de froid et de la qualitĂ© du sol.
Dans beaucoup de jardins franciliens, on trouve une terre argilo-limoneuse : lourde lâhiver, dure comme de la brique lâĂ©tĂ©. Les arbres fruitiers ne lâapprĂ©cient vraiment que si on amĂ©liore la structure avec du compost, des feuilles mortes, du broyat de branches. Plus le sol est vivant, mieux les racines respirent. Un pommier ou un prunier plantĂ© dans une terre allĂ©gĂ©e, bien paillĂ©e, sâenracine en profondeur, rĂ©siste mieux aux sĂ©cheresses de juillet et donne des fruits plus savoureux.
Autre point essentiel : lâexposition. Les fruitiers adorent la lumiĂšre. Pour obtenir des fruits locaux bien sucrĂ©s, vise un emplacement en plein soleil, ou au minimum une bonne demi-journĂ©e dâensoleillement. Les espĂšces les plus frileuses comme le figuier ou certains pĂȘchers profitent dâun mur exposĂ© au sud qui emmagasine la chaleur. Au contraire, les zones basses oĂč le froid se bloque sont Ă Ă©viter pour les floraisons prĂ©coces comme celles des abricotiers.
Le calendrier de plantation compte tout autant. Lâautomne, de prĂ©fĂ©rence entre novembre et dĂ©but dĂ©cembre, reste la pĂ©riode reine : la terre est encore chaude, les pluies rĂ©guliĂšres, les racines sâinstallent tranquillement avant le printemps. Tu peux dâailleurs tâinspirer des conseils donnĂ©s pour planter ses arbres en novembre : câest la saison oĂč le jardin se prĂ©pare doucement Ă la prochaine rĂ©colte. Le printemps reste possible, mais il faudra surveiller lâarrosage de prĂšs.
Pour tâaider Ă faire le tri entre les envies et la rĂ©alitĂ© de ton terrain, un tableau comparatif est trĂšs utile.
| EspĂšce fruitiĂšre | Exposition idĂ©ale | Type de sol | Atout principal en Ăle-de-France |
|---|---|---|---|
| Pommiers | Soleil ou légÚre mi-ombre | Bien drainé, riche, frais | TrÚs fiable, grande diversité de variétés |
| Poirier | Soleil, abrité du vent | Profond, pas trop humide | Fruits juteux, bonne rusticité |
| Cerisier | Plein soleil | PlutÎt léger, drainé | Floraison spectaculaire, récolte estivale |
| Prunier | Soleil ou mi-ombre | LĂ©ger, profond, sans stagnation dâeau | Rustique, idĂ©al pour confitures |
| Figuier | Soleil contre un mur | Drainé, plutÎt sec | Ambiance méditerranéenne, trÚs productif |
Pour affiner encore, nâhĂ©site pas Ă demander un avis personnalisĂ© dans une bonne pĂ©piniĂšre prĂšs de chez toi. Un professionnel qui connaĂźt les vallĂ©es de la Marne, les plateaux de Brie ou les microclimats urbains tâĂ©vitera bien des dĂ©ceptions, surtout si ton jardin est en cuvette ou trĂšs exposĂ© au vent.
Comprendre cette alliance entre climat, sol et lumiĂšre, câest poser les fondations dâun verger durable. Une fois ce socle posĂ©, tu peux passer au choix concret des espĂšces phares qui rĂ©ussissent vraiment en rĂ©gion parisienne.

Pommiers, poirier, cerisier, prunier : les valeurs sûres pour un verger francilien
Dans la plupart des jardins dâĂle-de-France, un petit noyau dâarbres fruitiers sert de colonne vertĂ©brale au verger. On y retrouve presque toujours les grands classiques : pommiers, poirier, cerisier et prunier. Ces quatre piliers aiment le climat tempĂ©rĂ©, rĂ©sistent bien aux hivers parfois humides et supportent sans broncher les Ă©tĂ©s irrĂ©guliers. Ils offrent aussi une Ă©chelonnage des rĂ©coltes du dĂ©but de lâĂ©tĂ© jusquâĂ lâautomne.
Le pommier reste le champion toutes catĂ©gories. Il sâaccommode dâun large Ă©ventail de situations, tant que lâeau ne stagne pas au pied. Dans un jardin familial, des variĂ©tĂ©s comme Reine des reinettes, Belle de Boskoop ou Golden sont souvent recommandĂ©es pour leur fiabilitĂ©. Certaines, comme Granny Smith ou Reinette du Canada, demandent un peu plus de soleil pour bien sucrer. LâidĂ©al est de planter en automne, en prĂ©voyant un arrosage rĂ©gulier les deux premiĂšres annĂ©es et une taille douce chaque fin dâhiver pour aĂ©rer la ramure.
Ă cĂŽtĂ©, le poirier apporte sa touche de finesse. Williams, ConfĂ©rence, Comice ou BeurrĂ© Hardy sont bien adaptĂ©es Ă la rĂ©gion. Les poires craignent davantage les sols gorgĂ©s dâeau prolongĂ©e. Installer un poirier sur un lĂ©ger talus ou dans une zone un peu plus Ă©levĂ©e aide Ă Ă©viter les racines asphyxiĂ©es. Certaines variĂ©tĂ©s sont autofertiles, dâautres ont besoin dâun voisin pour la pollinisation. Planter deux poiriers compatibles, câest assurer des rĂ©coltes gĂ©nĂ©reuses pour des annĂ©es.
Pour donner de la magie au dĂ©but de lâĂ©tĂ©, rien ne vaut le cerisier. Bigarreau Burlat, NapolĂ©on, Van, Reverchon ou Montmorency offrent de belles cerises sucrĂ©es ou acidulĂ©es. Ce sont des arbres puissants, qui apprĂ©cient le plein soleil et un sol drainĂ©. Ils dĂ©testent par contre lâhumiditĂ© stagnante. Installer une couche de paillage au pied limite les Ă©claboussures de pluie, qui sont souvent vectrices de maladies. Un cerisier bien exposĂ©, taillĂ© avec modĂ©ration aprĂšs la rĂ©colte, devient vite le centre de toutes les attentions au jardin, surtout pour les enfants.
Le prunier, enfin, est un alliĂ© solide. Reine-Claude, Mirabelle de Nancy, Quetsche dâAlsace ou mirabellier forment un quatuor parfait pour la rĂ©gion. Beaucoup de pruniers sont autofertiles, mais une association de plusieurs variĂ©tĂ©s amĂ©liore toujours la fructification. Ils tolĂšrent une lĂ©gĂšre mi-ombre, Ă condition que le sol reste lĂ©ger et bien aĂ©rĂ©. Un point de vigilance : Ă©viter dâarroser trop frĂ©quemment. Ces arbres supportent mal lâexcĂšs dâeau, surtout en sol argileux.
Pour tâinspirer de tailles douces, de conduites en gobelet ou en espalier adaptĂ©es aux petits jardins urbains, une recherche vidĂ©o peut ĂȘtre trĂšs parlante.
Dans de nombreux jardins franciliens, ces quatre arbres construisent la charpente du verger. Autour, tu peux ajouter des espĂšces plus originales, mais câest ce socle qui garantit une rĂ©colte rĂ©guliĂšre annĂ©e aprĂšs annĂ©e.
Figuier, pĂȘcher et abricotier : crĂ©er une ambiance ensoleillĂ©e malgrĂ© le climat tempĂ©rĂ©
Beaucoup pensent encore que figuier, pĂȘcher ou abricotier ne sont rĂ©servĂ©s quâau Sud. Pourtant, avec quelques prĂ©cautions simples, ces arbres fruitiers sâĂ©panouissent trĂšs bien en Ăle-de-France. Le climat tempĂ©rĂ© de la rĂ©gion parisienne nâempĂȘche pas ces espĂšces de produire des fruits gĂ©nĂ©reux, Ă condition de leur offrir un emplacement âprivilĂ©giĂ©â dans le jardin, un peu comme on installe un fauteuil prĂšs de la cheminĂ©e.
Le figuier est sans doute le plus surprenant. Certaines variĂ©tĂ©s comme Violette de SolliĂšs, Brown Turkey, Bourjassotte Noire, Blanche de Marseille ou Ronde de Bordeaux supportent aisĂ©ment les hivers franciliens, parfois jusquâĂ -15 °C. Le secret, câest le choix de lâemplacement : contre un mur exposĂ© au sud ou sud-ouest, bien abritĂ© des vents dominants. Le sol doit ĂȘtre drainĂ©, plutĂŽt sec quâhumide. Une fois installĂ©, le figuier rĂ©clame peu dâentretien, si ce nâest un peu dâeau les premiers Ă©tĂ©s et un lĂ©ger Ă©claircissage de la ramure au besoin.
Le pĂȘcher, lui, est plus dĂ©licat, mais il rĂ©compense largement les soins quâon lui apporte. Les pĂȘches de vigne, la cĂ©lĂšbre PĂȘche de Montreuil qui a fait lâhistoire des murs Ă pĂȘches en Seine-Saint-Denis, ou des variĂ©tĂ©s comme Redhaven, Rochas ou Pavie, montrent quâun jardin francilien peut produire des pĂȘches juteuses et parfumĂ©es. Lâastuce consiste Ă les placer en plein soleil, Ă lâabri des vents froids, et Ă surveiller de prĂšs la cloque du pĂȘcher en misant sur la prĂ©vention (variĂ©tĂ©s plus rĂ©sistantes, pulvĂ©risations de dĂ©coctions naturelles, nettoyage des feuilles atteintes).
Lâabricotier reste le plus sensible aux gelĂ©es tardives, car il fleurit tĂŽt. Pourtant, des variĂ©tĂ©s comme Orangered, HĂątif dâEspagne, Abricot Rouge du Roussillon ou Bergarouge montrent de belles rĂ©ussites en rĂ©gion parisienne, surtout lorsquâon les palisse contre un mur chaud. Une protection contre les gels de fin mars â dĂ©but avril, avec un voile dâhivernage lĂ©ger, suffit souvent Ă sauver la floraison. LĂ aussi, lâobjectif nâest pas la surproduction, mais quelques paniers pleins dâabricots bien mĂ»rs au cĆur de lâĂ©tĂ©.
Pour ce trio plus âensoleillĂ©â, lâapproche Ă©cologique et patiente fait toute la diffĂ©rence. Paillage Ă©pais au pied pour limiter les chocs hydriques, arrosage copieux mais espacĂ©, apports de compost mĂ»r Ă lâautomne et tailles lĂ©gĂšres permettent dâĂ©viter les stress brutaux. Un verger qui nâest pas sur-stimulĂ© chimiquement rĂ©siste souvent mieux aux maladies, car il grandit Ă son rythme.
Si tu manques de repĂšres sur le bon moment pour intervenir au jardin au cĆur de lâhiver ou juste aprĂšs, un dĂ©tour par des ressources spĂ©cialisĂ©es comme ces conseils de jardinage pour les arbres en hiver peut ĂȘtre prĂ©cieux. Cela permet dâajuster la protection de tes fruitiers en fonction des coups de froid annoncĂ©s.
En jouant intelligemment avec les microclimats de ton jardin, mĂȘme une petite parcelle dâĂle-de-France peut ainsi prendre des airs de verger mĂ©ridional, sans forcer la nature.
Petits fruits, noisetier, noyer et cognassier : compléter le verger avec des espÚces faciles
Une fois les grands arbres en place, il est agrĂ©able de complĂ©ter le tableau avec des arbustes et dâautres espĂšces plus modestes, mais trĂšs gĂ©nĂ©reuses. Dans un jardin francilien, les cassissiers, groseilliers, framboisiers ou fraisiers remplissent vite les bordures, les pieds de haies ou les angles un peu dĂ©laissĂ©s. Ils demandent peu de place et offrent une belle diversitĂ© de fruits locaux pour les confitures, les tartes ou le grignotage Ă la volĂ©e.
Les cassissiers et groseilliers, avec des variĂ©tĂ©s comme Noir de Bourgogne pour le cassis ou Rovada pour les groseilles, apprĂ©cient les sols frais, riches, pas trop secs. Une exposition mi-ombragĂ©e convient bien, surtout dans les jardins urbains oĂč le soleil cogne fort contre les murs. Un paillage Ă©pais de feuilles mortes ou de broyat garde la fraĂźcheur en Ă©tĂ©. Ces arbustes acceptent trĂšs bien une petite taille annuelle pour rajeunir les rameaux et maintenir une bonne production.
Les framboisiers et fraisiers sont des compagnons parfaits sous les arbres fruitiers plus hauts, tant que la concurrence racinaire nâest pas trop forte. Les framboisiers se contentent dâun sol lĂ©gĂšrement acide, riche en matiĂšre organique et pas trop sec. Les fraisiers, eux, apprĂ©cient davantage le soleil pour sucrer leurs fruits. Tous deux se multiplient facilement, ce qui permet de partager des plants avec les voisins ou la famille, crĂ©ant une petite dynamique de village autour du jardin.
Le noisetier ajoute une autre dimension. Corabel ou Ronde de Giffoni sâadaptent sans peine Ă lâĂle-de-France. Câest un arbuste vigoureux, qui supporte bien le vent et le froid, dĂšs lors quâil est plantĂ© en plein soleil et dans un sol bien drainĂ©. Sa croissance rapide en fait aussi un bon Ă©lĂ©ment pour composer une haie nourriciĂšre. Les enfants adorent ramasser les noisettes Ă lâautomne, et la faune sauvage en profite aussi.
Pour ceux qui ont un peu plus dâespace, le noyer devient un arbre majestueux, parfois jusquâĂ 20â25 mĂštres de hauteur. Noix de Grenoble ou Saint-Jean trouvent leur place dans les grands jardins ou en lisiĂšre de prairie. Le noyer aime les sols profonds, filtrants, et un climat tempĂ©rĂ© ou lĂ©gĂšrement chaud. Il faut lui offrir de lâespace et accepter quâil fasse de lâombre. En Ă©change, il donnera pendant des dĂ©cennies des noix savoureuses et un ombrage prĂ©cieux en Ă©tĂ©.
Le cognassier, enfin, est un fruitier encore trop mĂ©connu. Des variĂ©tĂ©s comme Vranja ou Champion sâĂ©panouissent trĂšs bien dans les jardins dâĂle-de-France. Cet arbre de taille modĂ©rĂ©e porte au printemps une magnifique floraison rose pĂąle, puis des coings parfumĂ©s parfaits pour gelĂ©es, pĂątes de fruits ou compotes. PlantĂ© en automne, dans un sol ordinaire mais bien drainĂ©, il ne demande que peu de soins une fois installĂ©.
Pour tâaider Ă organiser et imaginer ce verger gourmand, tu peux tâinspirer des tendances jardinage actuelles qui mettent en avant les haies fruitiĂšres, les jardins-forĂȘts et les vergers familiaux mĂȘlant grands arbres, arbustes et vivaces comestibles. Ce mĂ©lange de strates crĂ©e un Ă©cosystĂšme riche, oĂč chaque plante trouve sa place.
En combinant ces petits fruits et arbres de taille moyenne avec tes pommiers ou pruniers, tu construis un jardin oĂč la rĂ©colte sâĂ©tale presque toute lâannĂ©e et oĂč chaque recoin devient utile et vivant.
Ce maillage entre arbres, arbustes et plantes basses crée un paysage équilibré, qui nourrit autant les humains que la petite faune du jardin.
Planter et entretenir ses arbres fruitiers en Ăle-de-France : gestes Ă©cologiques et simples
Choisir les bonnes espĂšces dâarbres fruitiers est une Ă©tape, les planter et les accompagner en douceur en est une autre. En Ăle-de-France, lâobjectif nâest pas de courir aprĂšs un verger âparfaitâ, mais dâapprendre Ă sâaccorder avec les saisons, la pluie, le vent. Un bon trou de plantation, un arrosage rĂ©flĂ©chi et quelques tailles bien placĂ©es suffisent souvent Ă assurer la santĂ© dâun fruitier.
La prĂ©paration du sol commence bien avant de sortir la bĂȘche. Ameublir la terre sur une belle largeur, incorporer du compost mĂ»r, Ă©liminer les grosses pierres et racines de vivaces envahissantes met ton futur pommier dans de bonnes conditions. Le trou doit ĂȘtre large, mais pas forcĂ©ment trĂšs profond. Les racines prĂ©fĂ©reront sâĂ©tendre en surface dans un sol souple plutĂŽt que de plonger dans une fosse dure. Lorsque tu installes lâarbre, le collet (la zone de transition entre racines et tronc) doit rester au niveau du sol, jamais enterrĂ©.
Les premiers arrosages sont cruciaux. En climat tempĂ©rĂ©, on compte sur la pluie, mais les Ă©tĂ©s deviennent de plus en plus secs. Mieux vaut arroser abondamment, mais espacĂ©s, plutĂŽt que de petites quantitĂ©s quotidiennes. Un jeune poirier ou un cerisier apprĂ©ciera un arrosoir bien rempli une fois par semaine en cas de sĂ©cheresse, accompagnĂ© dâun paillage gĂ©nĂ©reux pour limiter lâĂ©vaporation. Certains jardiniers optent pour des systĂšmes dâarrosage plus malins et Ă©conomes, dans lâesprit de solutions comme Wepot, pour concilier confort et sobriĂ©tĂ© en eau.
Dans une logique de jardinage Ă©cologique, Ă©viter les produits chimiques devient un rĂ©flexe. Les maladies des pommiers ou des pruniers se gĂšrent souvent par la prĂ©vention : variĂ©tĂ©s rĂ©sistantes, forĂȘt de haies mĂ©langĂ©es autour du jardin, respect des auxiliaires (coccinelles, syrphes, oiseaux insectivores). Un sol vivant, jamais nu, renforce aussi la vigueur des arbres. Un paillage de broyat de branches issues de petites tailles ou dâĂ©lagages lĂ©gers nourrit la vie souterraine et protĂšge les racines du froid comme de la chaleur.
Pour les tailles, la simplicitĂ© prime. Souvent, il suffit de supprimer le bois mort, les branches qui se croisent ou qui pointent franchement vers lâintĂ©rieur. Une taille douce, rĂ©alisĂ©e en fin dâhiver pour les pommiers et poiriers, juste aprĂšs rĂ©colte pour les cerisiers et pruniers, permet de garder une structure aĂ©rĂ©e sans traumatiser lâarbre. En cas de doute, tu peux complĂ©ter tes connaissances grĂące Ă des ressources consacrĂ©es aux conseils de pĂ©piniĂ©riste pour choisir et conduire ses plants.
Enfin, penser la sĂ©curitĂ© au jardin fait partie du tableau. Un vieux fruitier trĂšs abĂźmĂ©, mal placĂ©, ou devenu dangereux Ă cause dâun champignon peut nĂ©cessiter un abattage raisonnĂ©, rĂ©alisĂ© par des professionnels. Ce type dâintervention, comme on peut le voir dans des services dâabattage dâarbres en Seine-et-Marne, sâintĂšgre dans une gestion globale du jardin : on enlĂšve un arbre Ă risque pour laisser la place Ă de jeunes sujets sains ou Ă une haie fruitiĂšre plus adaptĂ©e.
En gardant ce fil conducteur â observer, prĂ©parer, accompagner sans brutaliser â ton verger francilien devient un espace Ă la fois nourricier, sĂ»r et apaisant, que lâon voit Ă©voluer annĂ©e aprĂšs annĂ©e.
Quel est le meilleur moment pour planter des arbres fruitiers en Ăle-de-France ?
La pĂ©riode la plus favorable est lâautomne, de novembre Ă dĂ©but dĂ©cembre, lorsque la terre est encore chaude et les pluies rĂ©guliĂšres. Les racines ont alors tout lâhiver pour sâinstaller avant le redĂ©marrage du printemps. Le printemps reste possible, surtout pour les plants en conteneur, mais il faudra surveiller de prĂšs lâarrosage lors des premiĂšres chaleurs.
Quelles espÚces sont les plus simples pour débuter un verger en région parisienne ?
Pour commencer sereinement, mise sur des pommiers et poiriers robustes, un prunier peu exigeant (type Reine-Claude ou Mirabelle) et quelques arbustes de petits fruits comme cassissiers, groseilliers et framboisiers. Ces espĂšces supportent bien le climat tempĂ©rĂ© de lâĂle-de-France et pardonnent les petites erreurs de dĂ©butant.
Peut-on vraiment cultiver un figuier ou un abricotier en Ăle-de-France ?
Oui, Ă condition de choisir des variĂ©tĂ©s adaptĂ©es et de les installer au bon endroit. Un figuier placĂ© contre un mur au sud, dans un sol drainĂ©, donne dâexcellentes rĂ©coltes. Les abricotiers rĂ©ussissent surtout palissĂ©s sur un mur chaud et protĂ©gĂ©s des gelĂ©es tardives par un voile. Le pĂȘcher, lui, demande un suivi un peu plus attentif pour prĂ©venir la cloque, mais reste tout Ă fait cultivable.
Faut-il tailler ses arbres fruitiers chaque année ?
Une taille lĂ©gĂšre annuelle est recommandĂ©e pour la plupart des arbres fruitiers : elle permet dâĂ©claircir le centre de lâarbre, dâĂ©liminer le bois mort et de guider la structure. Inutile de pratiquer des tailles sĂ©vĂšres souvent contre-productives. Mieux vaut intervenir un peu chaque annĂ©e, en respectant les pĂ©riodes adaptĂ©es Ă chaque espĂšce, que de trop couper dâun coup.
Comment limiter lâusage de produits chimiques dans un verger francilien ?
La clĂ© est de travailler sur la prĂ©vention : choisir des variĂ©tĂ©s rustiques, diversifier les espĂšces, enrichir le sol avec du compost, pailler largement, installer haies et fleurs favorables aux auxiliaires (coccinelles, syrphes, oiseaux). Ces gestes simples renforcent naturellement la rĂ©sistance des arbres. En cas de problĂšme ponctuel, on peut recourir Ă des prĂ©parations naturelles (dĂ©coctions, macĂ©rations de plantes) plutĂŽt quâĂ des produits de synthĂšse.


