Au jardin cette semaine : du 26 décembre au 1er janvier

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La période du 26 décembre au 1er janvier donne souvent l’impression d’un jardin en pause, figé par le froid et les fêtes. Pourtant, ces quelques jours entre deux années sont précieux pour qui veut un jardin vivant, simple à entretenir et respectueux de la nature. Le sol se repose, les plantes ralentissent, mais le jardinier, lui, peut préparer en douceur la saison prochaine : petite planification printemps, dernier nettoyage jardin, protection contre le froid, mais aussi observation attentive de la faune qui profite encore des haies, tas de feuilles et coins un peu sauvages.

Cette semaine-là, l’ambiance est particulière : les journées sont courtes, la lumière rasante, le givre parfois présent dès le matin. C’est le moment idéal pour un jardinage hivernal calme, sans se presser, où chaque geste compte. On vérifie la protection des plantes les plus fragiles, on surveille le niveau d’humidité autour des arbres fruitiers, on réfléchit à l’emplacement du futur carré de légumes ou à la plantation bulbes encore possible dans certains sols doux. Le jardin reste un lieu de vie, de patience et d’équilibre : pas question de tout retourner, mais plutôt d’accompagner la nature avec des gestes simples et naturels.

Entre Noël et le Nouvel An, beaucoup de familles profitent aussi du temps libre pour passer au jardin, avec les enfants, les grands-parents ou les amis. C’est l’occasion de transmettre quelques réflexes de jardinage écologique : garder les feuilles au pied des arbustes pour nourrir la terre, installer un petit tas de bois pour les hérissons, débuter un coin compostage avec les épluchures des repas de fête. En prenant appui sur cette semaine charnière, il devient facile de transformer un extérieur en véritable refuge pour la biodiversité, tout en préparant de bonnes récoltes pour les mois à venir.

En bref : que faire au jardin du 26 décembre au 1er janvier ?
Renforcer la protection des plantes sensibles et assurer une bonne surveillance gel.
Lancer ou améliorer le compostage avec les déchets verts et de cuisine des fêtes.
Profiter du calme pour la taille des arbustes et l’entretien du jardin (nettoyage doux, contrôle des maladies).
Préparer la planification printemps : potager, massifs fleuris, arbres fruitiers et plantation bulbes tardifs.
Tester des gestes simples de bouturage et de jardinage hivernal pour enrichir le jardin à moindre coût.

Sommaire

Au jardin cette semaine : du 26 décembre au 1er janvier, les bons réflexes de jardinage hivernal

Entre le 26 décembre et le 1er janvier, le jardin semble parfois endormi, mais il reste plein de petits signaux à observer. Le sol respire sous le manteau de feuilles, les oiseaux fouillent les massifs, les premiers bourgeons des arbustes se dessinent à peine. Cette période est idéale pour adopter une routine de jardinage hivernal douce, sans pression, qui prépare un jardin sain pour les mois suivants. L’idée n’est pas de multiplier les tâches, mais de poser les bonnes bases : protéger, surveiller, nourrir, planifier.

Un personnage revient souvent dans les échanges entre voisins : Lucie, jeune propriétaire d’un petit jardin en ville, qui profite justement de cette semaine pour apprivoiser son coin de verdure. À force de se poser des questions simples – “Faut-il arroser en hiver ?”, “Dois-tu ramasser toutes les feuilles ?” – elle découvre que le jardin se gère surtout avec du bon sens. Ses hésitations sont celles de beaucoup de jardiniers amateurs, et c’est là que les conseils concrets prennent tout leur sens.

Observer le sol, le gel et l’humidité

La première habitude à prendre pendant cette semaine est la surveillance gel. Quand le ciel est dégagé et que les étoiles brillent, le risque de gel augmente. Plutôt que de courir après des solutions compliquées, il suffit souvent d’ajouter un voile d’hivernage sur les plantes en pot les plus fragiles, ou de rapprocher ces pots d’un mur abrité. Le sol, lui, doit rester légèrement humide mais jamais détrempé, surtout autour des racines de jeunes arbres ou des rosiers récemment plantés.

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Pour Lucie, un simple test fonctionne très bien : glisser un doigt dans la terre à quelques centimètres de profondeur. Si le sol est froid mais encore souple et légèrement humide, tout va bien. S’il est sec, un arrosage modéré par une journée sans gel annoncé peut s’envisager, surtout pour les plantations récentes (arbustes, haies, fruitiers). Cette attention à l’eau en hiver évite le dessèchement silencieux dont souffrent parfois les arbres plantés à l’automne.

Un nettoyage jardin doux et respectueux de la vie du sol

La tentation est grande de tout rendre “propre” après les fêtes. Pourtant, un nettoyage jardin trop radical appauvrit la vie du sol et prive les auxiliaires (coccinelles, perce-oreilles, hérissons) d’abris naturels. Le bon compromis consiste à retirer seulement ce qui est réellement problématique : tiges malades, feuilles couvertes de champignons, fruits pourris restés au pied des arbres. Ces déchets seront mieux au compostage, s’ils sont sains, ou dans un sac de collecte s’ils sont atteints de maladies.

Les feuilles mortes, elles, peuvent rester au pied des arbustes ou des haies, formant un paillage naturel qui protège les racines du froid et enrichit peu à peu la terre. C’est une approche très simple de l’entretien du jardin : laisser travailler la nature tout en évitant la propagation de maladies. Lucie, par exemple, a décidé de conserver un coin “un peu sauvage” au fond de sa parcelle, où les feuilles, brindilles et petites branches forment un refuge pour la petite faune.

Penser déjà à la planification printemps

Ces journées calmes entre deux réveillons sont parfaites pour la planification printemps. Sans se salir les mains, il est possible de dessiner sur un carnet la future organisation du potager, de noter les envies de nouveaux massifs fleuris, ou de réfléchir à l’implantation d’un arbre fruitier. Cette étape évite les achats impulsifs de mars ou avril et permet de respecter les contraintes réelles du terrain : zones à l’ombre, zones humides, espaces déjà occupés.

Lucie, par exemple, s’est rendu compte que son coin le plus ensoleillé ne convenait pas à un hydrangea, mais serait parfait pour quelques petits fruitiers (framboisiers, groseilliers) et un carré de fraises. En ajustant son plan dès cette semaine, elle s’évite bien des déceptions pour l’année à venir. Un jardin réussi commence souvent par ce temps de réflexion paisible, même en plein hiver.

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Protection des plantes et taille des arbustes : les gestes clés de fin d’année

La dernière semaine de décembre est centrale pour la protection des plantes et la bonne gestion de la taille des arbustes. À ce moment de l’année, les végétaux entrent en repos, la sève circule moins vite et les interventions faites avec douceur sont mieux tolérées. Il ne s’agit pas de tout couper, mais de structurer, d’aérer, de sécuriser. Le jardin gagne en solidité pour affronter les prochains coups de vent et les gels répétés.

Les jardiniers qui, comme Lucie, hésitent encore à tailler trouvent dans cette période un moment idéal pour apprendre. Les silhouettes des arbustes sont bien visibles sans feuillage, ce qui rend plus simple la compréhension de leur structure. C’est un peu comme regarder un squelette : on voit les branches maîtresses, les gourmands qui montent droit vers le ciel, les bois morts qui ne servent plus à rien.

Renforcer la protection des plantes sensibles au froid

Les agrumes (citronniers, orangers) en bac, les jeunes oliviers, les lauriers roses en pot, ou encore certaines vivaces gélives, demandent une attention particulière. Une bonne protection des plantes passe par des gestes simples : surélever les pots avec des cales pour éviter le contact direct avec un sol glacé, entourer les contenants de carton ou de voile d’hivernage, pailler généreusement la surface du substrat avec des feuilles mortes ou du broyat.

Un détail compte aussi beaucoup : rapprocher les pots d’un mur orienté au sud ou à l’ouest, qui emmagasine un peu de chaleur la journée pour la restituer la nuit. Cette astuce limite fortement les chocs thermiques. Lucie a transformé un simple rebord de terrasse en petite zone protégée, où ses pots de citronnier et de romarin passent l’hiver sans encombre. Ce type d’abri “maison” reste plus écologique et souvent plus efficace que des solutions compliquées et coûteuses.

Taille des arbustes et des fruitiers en douceur

La taille des arbustes en cette fin d’année se concentre sur les arbustes caducs et les fruitiers à noyaux ou à pépins déjà bien installés. On supprime d’abord le bois mort, les branches qui se croisent ou frottent, puis on réduit légèrement les rameaux trop longs qui déséquilibrent la silhouette. Pour les pêchers et nectariniers, une règle classique consiste à enlever environ 50 % de la pousse de l’année, ce qui favorise une bonne production et une meilleure aération.

Les rosiers buissons ou grimpants, eux, demandent surtout un nettoyage à ce stade : on enlève les tiges faibles, les fleurs fanées restantes, et on peut déjà commencer à réfléchir à la future taille plus sévère de fin d’hiver. Sur certains rosiers, enlever une partie des feuilles malades limite aussi la propagation de maladies fongiques, mais il reste conseillé d’attendre janvier pour un effeuillage complet, surtout dans les régions aux hivers doux.

Un tableau pratique pour organiser tailles et protections

Type de plante Action conseillée (26 déc. – 1er janv.) Objectif principal
Agrumes en pot Paillage, voile d’hivernage, rapprochement d’un mur abrité Protection des plantes contre le gel et le vent froid
Arbustes caducs d’ornement Légère taille des arbustes (bois mort, branches qui se croisent) Aérer la ramure, préparer la floraison
Arbres fruitiers (pêchers, nectariniers) Réduction d’environ 50 % des pousses de l’année Stimuler les rameaux fructifères
Roses (plantes isolées) Retrait des feuilles très malades, nettoyage léger Limiter les maladies fongiques
Vivaces gélives Paillage épais, cloches ou voiles si nécessaire Surveillance gel et maintien en vie des souches

En fin de compte, cette période n’est pas celle des grands travaux, mais des ajustements fins qui feront la différence au printemps. Un arbuste bien taillé et bien protégé en hiver, c’est un végétal plus florifère, plus solide et plus facile à gérer une fois les beaux jours revenus.

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Une courte vidéo peut aussi t’aider à visualiser les bons gestes de coupe et la manière de repérer le bois ancien ou malade. Il ne faut pas hésiter à s’appuyer sur ces supports pour prendre confiance.

Compostage, déchets de fêtes et entretien du jardin en hiver

Les repas de fin d’année génèrent une belle quantité d’épluchures, de restes de légumes et de coquilles d’œufs. Plutôt que de tout jeter, cette matière devient une ressource précieuse pour le compostage. Entre le 26 décembre et le 1er janvier, il est facile de démarrer ou d’enrichir un compost familial, même sur un petit balcon. Le principe est simple : alterner les déchets de cuisine et les matières sèches du jardin pour nourrir les micro-organismes.

Lucie, par exemple, a installé un simple bac à compost dans un coin mi-ombragé de son jardin. Elle y verse les épluchures de carottes, de pommes de terre, les feuilles fanées de salade, mais aussi du carton brun déchiré, des feuilles mortes et un peu de broyat de taille. En quelques mois, tout cela se transforme en une terre noire et friable, idéale pour enrichir les massifs ou le potager.

Bien démarrer ou relancer le compost après Noël

Pour un compostage équilibré, il est utile de respecter quelques règles simples. Les déchets “verts” (épluchures, marc de café, restes de légumes cuits non assaisonnés) doivent être mélangés à des déchets “bruns” (feuilles mortes, brindilles, carton, papier non imprimé). Cela évite les mauvaises odeurs et le tassement. Pendant cette semaine, les restes végétaux des repas de fête apportent une belle quantité de matière fraîche à valoriser.

Une petite liste de déchets particulièrement intéressants à composter pendant cette période :

  • Épluchures de lĂ©gumes d’hiver (carottes, poireaux, panais, pommes de terre).
  • Restes de fruits non traitĂ©s (pommes, poires, clĂ©mentines sans Ă©tiquette ni filet).
  • Coquilles d’œufs grossièrement Ă©crasĂ©es, riches en calcium.
  • Cartons bruns dĂ©coupĂ©s (boĂ®tes de biscuits, rouleaux de papier absorbant).
  • Feuilles mortes encore disponibles au sol, parfaites pour structurer le tas.

En mélangeant bien ces éléments, on obtient un compost aéré et vivant. L’entretien du jardin passe aussi par cette capacité à recycler sur place, à transformer les déchets en ressource. C’est une manière simple de nourrir le sol sans recourir à des engrais chimiques.

Nettoyage jardin ciblé : santé des plantes et des sols

Cette semaine est aussi un bon moment pour faire un nettoyage jardin ciblé. On retire les fruits momifiés restés sur les arbres, qui peuvent être des réservoirs de maladies, on ramasse les feuilles malades de rosiers ou de fruitiers, que l’on évite de mettre au compost. Ces gestes limitent la pression des champignons et des parasites au printemps, sans aucun traitement.

Sur les pelouses, il est utile de dégager les zones trop couvertes de feuilles, qui peuvent étouffer l’herbe et favoriser la mousse. Mais là encore, rien ne se perd : ces feuilles peuvent être déplacées au pied des haies ou dans le bac à compost. L’entretien du jardin hivernal, ce n’est pas l’obsession de la propreté, c’est l’art de répartir la matière là où elle sera utile.

Outils, arrosage et petits contrĂ´les utiles

Enfin, cette période offre le temps de vérifier l’état des outils (sécateurs, scies, bêches). Les affûter, les nettoyer, les désinfecter permet de repartir sur de bonnes bases en début d’année. Pour Lucie, c’est devenu un petit rituel entre Noël et le Nouvel An : un moment calme, presque méditatif, où elle prend soin de son matériel comme on prend soin de ses plantes.

Un autre point souvent négligé : l’arrosage ponctuel des plantations récentes, surtout si l’automne a été sec. Un jardinage hivernal réussi ne néglige pas l’eau, même en plein froid, tant que le sol n’est pas gelé. Cela évite le dessèchement des racines, particulièrement chez les arbres plantés l’année précédente.

Au final, cette semaine permet de poser les bases d’un jardin autonome, nourri de ses propres ressources et prêt à accueillir les cultures du printemps sans apport artificiel.

Vidéo à l’appui, beaucoup de jardiniers découvrent d’ailleurs qu’un compost réussi est avant tout une question de simplicité et de régularité, plus que de matériel sophistiqué.

Plantation de bulbes, bouturage et petits semis : préparer déjà le printemps

Même en plein cœur de l’hiver, la plantation bulbes reste parfois possible, selon le climat et l’état du sol. Tant que la terre n’est pas gelée en profondeur, certains bulbes de printemps (narcisses, tulipes tardives, muscaris) peuvent encore être mis en place. Ils prendront un léger retard, mais offriront pourtant une floraison bienvenue quand les jours rallongeront.

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Pour Lucie, cette découverte a été une surprise : elle pensait que tout se jouait en octobre. En réalité, le calendrier est plus souple, surtout dans les régions aux hivers doux. Cette marge de manœuvre permet de rattraper un automne un peu chargé ou pluvieux, sans renoncer à la joie des premiers massifs fleuris.

Plantation bulbes tardive : comment s’y prendre ?

La clé d’une plantation bulbes réussie à cette période repose sur deux points : l’état du sol et la gestion de l’humidité. La terre doit être travaillable, ni détrempée ni glacée. On plante les bulbes à une profondeur équivalente à environ deux à trois fois leur hauteur, pointe vers le haut, en ajoutant éventuellement un lit de sable grossier au fond du trou pour améliorer le drainage.

Un paillage léger par-dessus (feuilles mortes, paille, broyat) aide ensuite à protéger les bulbes du froid tout en gardant la terre vivante. Ce simple geste s’inscrit pleinement dans un jardinage écologique, qui cherche à limiter le travail du sol et à préserver les micro-organismes.

Bouturage d’hiver pour multiplier sans dépenser

La période de repos végétatif est aussi propice au bouturage de certains arbustes : forsythia, groseillier, cassissier, saule, spirées, lavande… L’idée est de prélever des tiges de l’année, bien lignifiées, d’une vingtaine de centimètres, puis de les planter dans un mélange léger de terre et de sable ou directement dans une petite zone de pleine terre bien drainée.

Pour une jardinière comme Lucie, le bouturage a un double intérêt : multiplier ses plantes préférées sans frais et créer des haies ou massifs plus denses, bénéfiques pour la biodiversité. Chaque bouture devient une promesse de futur arbuste, capable ensuite d’abriter oiseaux et insectes. C’est un geste simple, à la portée de tous, qui renforce le lien avec le vivant.

Semis précoces sous abri et préparation du potager

Certains jardiniers profitent aussi de cette semaine pour lancer quelques semis très précoces sous abri : pois à grains ronds, pois mange-tout, voire fleurs annuelles rustiques comme les pois de senteur. En respectant de bonnes conditions (substrat léger, emplacement lumineux, températures fraîches mais hors gel), ces jeunes plants prendront un peu d’avance.

Dans le potager lui-même, la planification printemps se concrétise en préparant les parcelles : épandage de compost mûr, couverture du sol avec des cartons bruns et un paillage, repérage des futures rotations de cultures. Plutôt que de bêcher profondément, une simple aération de la surface suffit souvent, respectant ainsi les couches du sol et la vie qui s’y organise.

Avec ces gestes mesurés, le jardin se met doucement en mouvement vers la saison suivante, tout en gardant le calme hivernal qui lui permet de se régénérer.

Biodiversité, climat et vie au jardin : pourquoi cette semaine compte vraiment

Entre Noël et le Nouvel An, on pourrait croire que tout dort au jardin. En réalité, cette période concentre des enjeux forts de biodiversité et d’adaptation au climat. Les années récentes ont montré des hivers parfois très doux, entrecoupés de coups de froid soudains. D’où l’importance de la surveillance gel et de la protection des plantes bien pensées, mais aussi d’un jardin conçu comme un écosystème résilient.

Lucie l’a remarqué en observant ses massifs : certains insectes restent actifs, les oiseaux cherchent nourriture et abri, les vers de terre continuent de travailler sous la couche de feuilles. Chaque tas de branches, chaque zone non tondue devient un refuge. Un entretien du jardin respectueux de cette vie invisible donne un coup de pouce précieux à l’équilibre général.

Garder des zones sauvages et des refuges naturels

Le réflexe de “tout ranger” à cette période peut faire plus de mal que de bien. Laisser un tas de bois, un coin de feuilles épaisses, quelques tiges de vivaces sèches, c’est offrir des cachettes aux auxiliaires. Ces petits gestes, qui vont à l’encontre du jardinage trop lisse, favorisent pourtant la régulation naturelle des ravageurs et réduisent ensuite le besoin d’interventions.

Lucie a même installé une petite haie champêtre, composée de noisetiers, cornouillers, aubépines et sureaux. En hiver, cette haie reste vivante : elle abrite les oiseaux, casse le vent, et accueille les premiers pollinisateurs dès les beaux jours. C’est une autre façon de penser l’aménagement paysager, plus proche de ce que l’on voit dans les haies bocagères traditionnelles.

Adapter le jardin au climat : sobriété et durabilité

Les hivers moins prévisibles incitent à un jardinage écologique plus réfléchi. Choisir des essences adaptées au climat local, pailler généreusement pour limiter les arrosages, laisser le sol couvert toute l’année : ces choix augmentent la résilience du jardin. Entre le 26 décembre et le 1er janvier, prendre le temps d’observer où la neige fond le plus vite, où le gel persiste le matin, donne des indices précieux pour les futures plantations.

Cette approche rejoint une logique de durabilité. Plutôt que d’installer des plantes exotiques très gourmandes en soins, un jardinier comme Lucie privilégie les espèces locales ou bien acclimatées, qui demandent peu d’intervention. Le jardin devient alors un lieu de vie harmonieux, économes en ressources, où chaque plante a vraiment sa place.

Jardin comme lieu de vie et de transmission

Enfin, cette semaine de transition est souvent celle des retrouvailles familiales. C’est le moment rêvé pour emmener les enfants ramasser des feuilles, repérer les bourgeons, remplir les mangeoires à oiseaux, comprendre pourquoi on laisse certaines zones en friche. Le jardin devient alors une petite école de la nature, où l’on apprend sans s’en rendre compte le respect des cycles, des sols, des saisons.

En partageant ces gestes simples, on transmet bien plus que des techniques : une manière d’être au monde, ancrée dans le réel, la météo, la pluie et le givre. Et c’est probablement le plus beau cadeau qu’un jardin puisse offrir, à cette période de l’année où l’on se souhaite de belles choses pour les mois à venir.

Faut-il arroser les plantes entre le 26 décembre et le 1er janvier ?

Oui, mais avec mesure. Si le sol n’est pas gelé et que l’automne a été sec, un arrosage ponctuel des plantations récentes (arbres, arbustes, rosiers) peut être utile. Il suffit de vérifier l’humidité à quelques centimètres de profondeur avec le doigt. Inutile d’arroser les plantes bien installées si la météo a apporté des pluies régulières.

Peut-on encore faire une plantation de bulbes à cette période ?

Dans les régions aux hivers doux et si la terre n’est pas gelée, il est encore possible de planter certains bulbes de printemps (narcisses, tulipes tardives, muscaris). On veille surtout au drainage du sol et on protège la zone avec un paillage léger pour limiter les effets du gel.

Quelles plantes faut-il protéger en priorité du gel ?

Les plantes en pot (agrumes, lauriers roses, jeunes oliviers, certaines vivaces gélives) sont les plus vulnérables. Il est conseillé de surélever les pots, de les rapprocher d’un mur abrité et d’utiliser un voile d’hivernage ou un paillage épais. En pleine terre, on protège surtout les jeunes plantations et les espèces peu rustiques.

Le compostage est-il possible en plein hiver ?

Oui, le compostage fonctionne toute l’année, même si le processus ralentit avec le froid. Les déchets de cuisine des fêtes (épluchures, restes de légumes, coquilles d’œufs) peuvent être compostés, à condition de les mélanger avec des matières brunes (feuilles mortes, carton, brindilles) pour garder un bon équilibre.

Est-ce une bonne période pour la taille des arbustes ?

La dernière semaine de décembre est propice à une taille douce des arbustes caducs et de certains fruitiers, sauf en cas de gel intense. On enlève le bois mort, les branches qui se croisent et on peut raccourcir légèrement les pousses de l’année pour équilibrer la silhouette. Les tailles sévères se gardent plutôt pour la fin de l’hiver.

Source: ucanr.edu

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