Le marché du bricolage et du jardinage en France accuse une baisse de 2,7 %

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Alors que le marchĂ© du bricolage et du jardinage en France enregistre une baisse de 2,7 %, beaucoup se demandent ce que cela signifie concrĂštement pour leur maison, leur jardin et leurs projets du quotidien. DerriĂšre ces chiffres, on retrouve des rayons un peu moins pleins, des achats reportĂ©s, mais aussi une vraie envie de continuer Ă  cultiver son coin de verdure malgrĂ© un contexte Ă©conomique tendu. Entre crise immobiliĂšre, perte de pouvoir d’achat et nouveaux modes de consommation, le secteur se rĂ©organise. Les grandes surfaces de bricolage conservent l’essentiel des ventes, mais voient la consommation se contracter, tandis que d’autres circuits, plus spĂ©cialisĂ©s, tirent leur Ă©pingle du jeu sur certains segments.

Dans cet environnement chahutĂ©, le jardin garde pourtant une place Ă  part. Quand l’économie ralentit, beaucoup se tournent vers la terre, les potagers, les arbres fruitiers pour retrouver du sens et un peu d’autonomie. La chute de 3,2 % du bricolage en valeur, contre 1,1 % seulement pour le jardinage, montre d’ailleurs que les projets liĂ©s au vivant rĂ©sistent mieux que les gros travaux de rĂ©novation. Les mĂ©nages limitent les dĂ©penses lourdes, mais continuent d’acheter graines, outils de base, terreau, et de planter haies, arbustes et petits fruitiers. C’est lĂ  que l’on voit apparaĂźtre une forme de “bricolage vertueux” : faire mieux avec moins, rĂ©parer, rĂ©cupĂ©rer, mutualiser, plutĂŽt que de consommer sans rĂ©flĂ©chir. Le recul des chiffres ne signifie pas la fin des jardins, mais une transformation des pratiques vers plus de sobriĂ©tĂ© et de bon sens.

En bref : ce qu’il faut retenir sur la baisse de 2,7 %
Le marché du bricolage recule davantage (-3,2 %) que celui du jardinage (-1,1 %), qui résiste mieux grùce aux petits projets extérieurs.
La consommation se recentre sur l’essentiel : rĂ©parations urgentes, entretien, potagers familiaux, plantations utiles.
Les grandes surfaces de bricolage gardent 62 % des ventes, mais voient leurs résultats éroder, surtout sur les projets lourds de rénovation.
Le jardin devient un refuge accessible : lieu de vie, d’autonomie alimentaire et d’écologie concrĂšte, mĂȘme avec un petit budget.

Le marché du bricolage et du jardinage en France : comprendre la baisse de 2,7 % sans paniquer

La derniĂšre photographie du marchĂ© français du bricolage et du jardinage montre une baisse globale de 2,7 %, soit un volume d’environ 32,5 milliards d’euros rĂ©partis entre 24,2 milliards pour le bricolage et 8,2 milliards pour le jardin. Ces chiffres, issus d’analyses comme celles de NielsenIQ, s’inscrivent dans la continuitĂ© d’un ralentissement dĂ©jĂ  amorcĂ© aprĂšs le boom des annĂ©es de confinement, lorsque beaucoup de foyers avaient investi massivement dans la maison et les extĂ©rieurs.

On ne parle donc pas d’un effondrement brutal, mais plutĂŽt d’un retour Ă  une forme de normalitĂ© aprĂšs des annĂ©es exceptionnelles. Les mĂ©nages ont dĂ©jĂ  refait leurs terrasses, isolĂ© leurs combles, changĂ© leurs fenĂȘtres. Dans un contexte oĂč le pouvoir d’achat est rognĂ© par l’inflation et oĂč la crise immobiliĂšre freine les achats de logements, les grands chantiers sont naturellement reportĂ©s. Les chiffres confirment cette rĂ©alitĂ© : le secteur du bricolage recule de 3,2 %, quand le jardinage limite la casse avec seulement 1,1 % de repli, preuve que l’extĂ©rieur reste une prioritĂ© douce, mĂȘme en pĂ©riode de tension.

Cette Ă©volution touche aussi les circuits de vente. Les grandes surfaces de bricolage conservent environ 62 % de parts de marchĂ©, mais leurs recettes reculent lĂ©gĂšrement moins vite que le secteur dans son ensemble, autour de -2,9 %. Les grandes surfaces alimentaires, elles, voient les rayons bricolage-jardin reculer plus nettement, avec une chute d’environ 5,6 %. À l’inverse, certains multi-spĂ©cialistes de l’équipement de la maison enregistrent une croissance spectaculaire sur des gammes ciblĂ©es, preuve que la consommation se fragmente et que les clients comparent davantage, chassent les bonnes affaires et s’équipent de maniĂšre plus stratĂ©gique.

PrĂšs de chez toi, cela se traduit par des comportements trĂšs concrets. Un couple comme Claire et Julien, par exemple, renonce Ă  refaire entiĂšrement sa salle de bain cette annĂ©e, mais continue d’acheter du paillage, quelques vivaces et du terreau pour nourrir la haie et le carrĂ© potager. Les dĂ©penses lourdes sont mises en pause, mais le jardin reste alimentĂ© en petites attentions rĂ©guliĂšres. Le potager devient mĂȘme parfois un alliĂ© du budget : plus de salades du commerce en Ă©tĂ©, des tomates et courgettes du jardin, des herbes aromatiques Ă  portĂ©e de main. La baisse en valeur cache donc une transformation profonde des prioritĂ©s.

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Il faut aussi tenir compte des effets de volume et de prix. Sur certains produits, les tarifs ont augmentĂ©, ce qui peut masquer une diminution des quantitĂ©s achetĂ©es. Un sac de terreau plus cher peut reprĂ©senter un chiffre d’affaires stable alors que les jardiniers en achĂštent moins ou le complĂštent par du compost maison. La lecture des donnĂ©es Ă©conomiques doit donc toujours ĂȘtre mise en regard des gestes du quotidien. Le recul du marchĂ© ne signifie pas que les mains se retirent de la terre, mais que les choix sont plus rĂ©flĂ©chis, plus sobres, parfois plus locaux.

Au fond, cette baisse de 2,7 % peut ĂȘtre vue comme une alerte douce plutĂŽt que comme une catastrophe. Elle rappelle que l’économie du bricolage et du jardinage ne peut pas croĂźtre indĂ©finiment sur le mĂȘme modĂšle. Elle invite chacun Ă  repenser son rapport aux outils, aux matĂ©riaux, Ă  la durĂ©e de vie des amĂ©nagements. Entre rĂ©parations malines, troc de plants entre voisins et achats groupĂ©s, mille façons existent pour continuer Ă  faire vivre les jardins tout en mĂ©nageant le portefeuille. C’est dans cette zone de transition que se prĂ©pare la suite : un jardin plus simple, plus durable, plus en accord avec les saisons et le rĂ©el.

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Les chiffres clĂ©s du recul bricolage-jardinage : oĂč va la consommation ?

Pour y voir clair, il est utile de rassembler quelques indicateurs dans un tableau synthĂ©tique. Ils permettent d’identifier oĂč le secteur souffre le plus et oĂč il rĂ©siste, afin d’orienter ses choix d’achats et de projets.

Segment Chiffre d’affaires estimĂ© Évolution Tendance de consommation
Bricolage (global) ≈ 24,2 Mds € -3,2 % Projets lourds reportĂ©s, concentration sur les rĂ©parations urgentes.
Jardinage (global) ≈ 8,2 Mds € -1,1 % Bon maintien des achats liĂ©s au potager et aux petits amĂ©nagements.
Grandes surfaces de bricolage ≈ 62 % du marchĂ© -2,9 % Recul modĂ©rĂ©, clientĂšle fidĂšle mais plus prudente.
Grandes surfaces alimentaires Part minoritaire -5,6 % Baisse marquĂ©e des achats d’impulsion en caisse et en tĂȘte de gondole.
Multi-spécialistes maison Faible part actuelle +22,6 % Forte progression sur des gammes ciblées, souvent en ligne.

Ces donnĂ©es donnent une boussole : lorsque les budgets se resserrent, les foyers prĂ©servent ce qui touche Ă  la vie quotidienne et au bien-ĂȘtre. Le jardin reste une prioritĂ© douce, surtout quand il devient nourricier. C’est dans cet esprit que le jardinage Ă©cologique prend tout son sens.

Jardinage Ă©cologique : s’adapter Ă  la baisse du marchĂ© sans renoncer Ă  la beautĂ© du jardin

La contraction du marchĂ© du jardinage en France ne condamne pas les jardins, elle les transforme. Moins de dĂ©penses ne veut pas dire moins de vie. C’est mĂȘme souvent l’inverse : quand le porte-monnaie se referme un peu, les mains s’ouvrent pour semer, bouturer, composter. Le jardin Ă©cologique ne dĂ©pend pas de gros budgets, mais de patience, d’observation et de quelques bons rĂ©flexes. Dans un contexte de baisse des achats, chaque graine compte, chaque outil aussi.

PremiĂšre clĂ© : miser sur les processus naturels plutĂŽt que sur les intrants coĂ»teux. Un sol vivant, nourri de compost, de feuilles mortes et de paillis, permet d’acheter beaucoup moins de sacs d’engrais ou de terreau. Un coin de pelouse laissĂ© en prairie, c’est moins d’essence pour la tondeuse et plus de fleurs pour les pollinisateurs. Cette sobriĂ©tĂ© joyeuse allĂšge autant la facture que l’impact environnemental, tout en rendant le jardin plus autonome. On ne dĂ©pend plus des promotions de printemps pour faire pousser des lĂ©gumes ou faire fleurir une haie.

DeuxiĂšme clĂ© : privilĂ©gier les plantes rustiques et adaptĂ©es au climat local. PlutĂŽt que de craquer chaque annĂ©e pour des variĂ©tĂ©s trĂšs fragiles ou trĂšs gourmandes en eau, mieux vaut installer des arbustes persistants, des vivaces solides, des grimpantes gĂ©nĂ©reuses. Leur coĂ»t initial est parfois lĂ©gĂšrement supĂ©rieur, mais elles s’installent pour longtemps. Une haie variĂ©e de cornouillers, viornes, noisetiers et sureaux, par exemple, abrite les oiseaux, nourrit les insectes et structure le jardin pour des dĂ©cennies. Cela permet de rĂ©duire les achats impulsifs en jardinerie et de stabiliser la consommation sur du long terme.

TroisiĂšme clĂ© : rĂ©cupĂ©rer, Ă©changer, partager. Dans de nombreux villages et quartiers, des trocs de plantes, de graines ou d’outils s’organisent de maniĂšre informelle. Une voisine divise ses touffes d’hĂ©mĂ©rocalles, un ami donne des rejets de framboisiers, un collĂšgue partage ses semences de tomates anciennes. Cette Ă©conomie du lien vient complĂ©ter ou remplacer le secteur marchand, sans lui tourner le dos, mais en le rééquilibrant. On continue d’acheter ce qu’on ne peut pas produire soi-mĂȘme, mais on tisse une toile d’entraide qui rend les jardins plus diversifiĂ©s et rĂ©silients.

Dans cette logique, le jardin devient un lieu d’expĂ©rimentation accessible Ă  tous, mĂȘme avec peu de moyens. Un balcon, un petit bout de cour, une bande de terre le long d’un mur peuvent accueillir des pots, des caisses de culture, des bacs de rĂ©cupĂ©ration. Une simple palette en bois se transforme en mini-jardiniĂšre verticale pour herbes aromatiques. Des briques anciennes forment une bordure de massifs. Le bricolage s’unit au jardinage dans une forme de crĂ©ativitĂ© frugale, loin des catalogues parfaitement lĂ©chĂ©s, mais trĂšs proche de la rĂ©alitĂ© des foyers.

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Au final, la baisse des achats en magasin peut ĂȘtre l’occasion de retrouver l’ñme du jardin : un espace de patience, de gestes simples, de temps long. PlutĂŽt que de tout acheter pour tout transformer en un week-end, on avance petit Ă  petit, au rythme des saisons. On observe la pluie, la lumiĂšre, le vent. On apprend Ă  lire la terre comme on lit un livre, en prenant le temps. Dans un monde oĂč l’économie donne souvent le tempo, le jardin rappelle que la vraie richesse ne se mesure pas uniquement en euros dĂ©pensĂ©s.

Aménagement paysager malin : faire beau avec moins dans un marché en repli

Avec un marchĂ© du bricolage et du jardinage en France en lĂ©ger recul, beaucoup se demandent comment amĂ©nager ou transformer leur extĂ©rieur sans faire exploser le budget. La bonne nouvelle, c’est qu’un jardin harmonieux repose plus sur la rĂ©flexion que sur l’accumulation d’achats. Un plan bien pensĂ©, des matĂ©riaux simples et quelques astuces suffisent souvent Ă  mĂ©tamorphoser un espace sans suivre la courbe ascendante des catalogues.

La premiĂšre Ă©tape consiste Ă  observer le terrain avant d’acheter quoi que ce soit. OĂč passe le soleil l’hiver, l’étĂ© ? OĂč l’eau stagne-t-elle aprĂšs une grosse pluie ? Quels sont les coins vraiment utilisĂ©s par la famille, et ceux qui restent toujours vides ? RĂ©pondre Ă  ces questions Ă©vite de gaspiller de l’argent dans des amĂ©nagements inutiles. Placer la terrasse lĂ  oĂč le sol reste toujours humide, par exemple, entraĂźnera des dĂ©penses de correction (drainage, ragrĂ©age) alors qu’un simple dĂ©calage de quelques mĂštres aurait tout changĂ©.

Une fois le diagnostic posĂ©, vient le temps des choix malins. Au lieu d’acheter des bordures neuves ou des pavĂ©s coĂ»teux, on peut rĂ©utiliser des matĂ©riaux dĂ©jĂ  prĂ©sents : tuiles anciennes, pierres ramassĂ©es au jardin, briques rĂ©cupĂ©rĂ©es lors d’un petit chantier de dĂ©molition. Les allĂ©es peuvent ĂȘtre rĂ©alisĂ©es en copeaux de bois ou en broyat de branches, issus de la taille des haies ou d’un service de broyage mutualisĂ© entre voisins. Ces solutions rĂ©duisent la consommation de produits neufs tout en apportant un charme rustique et chaleureux.

Pour structurer l’espace, il est possible de s’appuyer sur quelques Ă©lĂ©ments forts plutĂŽt que sur une multitude de petits objets dĂ©coratifs achetĂ©s en magasin. Un grand arbre bien choisi, une pergola en bois brut, un massif d’arbustes plantĂ© en courbe plutĂŽt qu’en ligne droite, suffisent Ă  donner une identitĂ© au jardin. Autour, des plantes couvre-sol et des vivaces peu exigeantes comblent les vides au fil du temps, sans nĂ©cessiter de dĂ©penses continues. L’idĂ©e est de crĂ©er une ossature pĂ©renne, sur laquelle viendront se greffer des touches saisonniĂšres (annuelles, pots fleuris) en fonction des envies et des moyens.

Voici quelques pistes concrÚtes pour aménager avec sobriété :

  • Remplacer une grande pelouse par des zones de prairie, de massifs et de potager pour limiter la tonte et diversifier les usages.
  • CrĂ©er des piĂšces de jardin (coin repas, coin lecture, coin jeux) avec de simples claustras en bois, des haies lĂ©gĂšres ou des rangĂ©es d’arbustes.
  • Utiliser des contenants de rĂ©cupĂ©ration (seau en mĂ©tal, anciens bacs Ă  maçon, caisses de vin) comme jardiniĂšres originales.
  • Installer un point focal (banc, arbre sculptural, grand pot en terre cuite) plutĂŽt que d’accumuler les petits objets dĂ©coratifs.
  • Jouer avec les niveaux en crĂ©ant de lĂ©gĂšres buttes ou des gradins en bois pour donner du relief sans gros travaux.

Dans une pĂ©riode oĂč le secteur enregistre une baisse de son chiffre d’affaires, ces solutions montrent qu’un beau jardin ne dĂ©pend pas de la courbe des ventes. Il dĂ©pend surtout d’un regard, d’un dĂ©sir de faire de l’extĂ©rieur un vrai lieu de vie, oĂč chaque dĂ©pense est pensĂ©e comme un investissement durable plutĂŽt qu’un achat impulsif.

Potager, arbres fruitiers et permaculture : réponse douce aux tensions économiques

Face Ă  la contraction du marchĂ© du bricolage et du jardinage, beaucoup de foyers redĂ©couvrent le plaisir – et l’intĂ©rĂȘt – d’un potager bien menĂ© et de quelques arbres fruitiers. LĂ  oĂč la flambĂ©e des prix alimentaires pĂšse sur le panier de courses, un carrĂ© de lĂ©gumes devient un petit trĂ©sor. La consommation se dĂ©place : un peu moins de produits transformĂ©s, un peu plus de nourriture venue directement du jardin. MĂȘme si un potager ne remplace pas un supermarchĂ©, il allĂšge le budget et apporte des saveurs incomparables.

La permaculture, qui s’est largement diffusĂ©e ces derniĂšres annĂ©es, propose une approche parfaitement adaptĂ©e Ă  ce contexte. Au lieu de retourner la terre chaque annĂ©e, on la protĂšge. PlutĂŽt que d’acheter sans cesse des intrants, on recycle la matiĂšre organique du jardin : feuilles, tontes, branchages broyĂ©s, dĂ©chets de cuisine. Les planches de culture restent en place, entourĂ©es de paillis, accueillant lĂ©gumes, fleurs mellifĂšres et aromatiques dans une joyeuse diversitĂ©. Cela rĂ©duit drastiquement les besoins en arrosage, en engrais, en traitements, et donc les dĂ©penses.

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Un exemple concret : une famille qui consacre une vingtaine de mĂštres carrĂ©s Ă  un potager soignĂ© peut produire une belle quantitĂ© de salades, tomates, courgettes, haricots et herbes aromatiques de mai Ă  octobre. Avec quelques fruitiers (pommiers, pruniers, petits fruits rouges), le jardin devient une rĂ©serve de vitamines. Oui, l’installation initiale demande un peu de matĂ©riel (filets de protection, arrosoirs, binette, Ă©ventuellement rĂ©cupĂ©rateurs d’eau de pluie), mais ces achats restent modestes au regard de ce qu’ils offrent en retour, annĂ©e aprĂšs annĂ©e.

Le recul de 1,1 % du marchĂ© du jardinage laisse d’ailleurs entendre que ces projets nourriciers ont mieux rĂ©sistĂ© que d’autres segments plus dĂ©coratifs. Les jardiniers amateurs ont peut-ĂȘtre achetĂ© moins de bacs design ou de mobilier d’extĂ©rieur, mais ils ont continuĂ© d’investir dans les semences, les plants de lĂ©gumes et les arbres fruitiers. L’économie du jardin se dĂ©place de la surface vers le fond, des objets vers le vivant.

La beautĂ© de cette approche, c’est qu’elle reste accessible mĂȘme sur une petite surface. Un balcon peut accueillir des tomates cerises, des fraisiers, de la salade en jardiniĂšre. Un minuscule jardin de ville peut combiner un poirier palissĂ© contre un mur, quelques pieds de framboisiers, des aromatiques en bordure. La permaculture n’impose pas un modĂšle unique, elle propose des principes que chacun adapte : observer, diversifier, recycler, coopĂ©rer avec la nature plutĂŽt que la contraindre.

Dans un moment oĂč le secteur du bricolage rĂ©duit la voilure, le potager et les fruitiers rappellent que la meilleure “rĂ©serve de valeur” d’un jardin, ce sont les rĂ©coltes, les saveurs, la santĂ©. Une poignĂ©e de cerises cueillies Ă  maturitĂ©, une ratatouille aux lĂ©gumes du jardin, une tarte aux pommes maison valent bien plus que n’importe quelle statistique de chiffre d’affaires.

BiodiversitĂ©, outils durables et astuces saisonniĂšres : prĂ©parer l’avenir au-delĂ  des chiffres

Si le marchĂ© du bricolage et du jardinage en France recule de 2,7 %, la biodiversitĂ©, elle, ne demande qu’à progresser. Chaque jardin, chaque cour, chaque balcon peut devenir un refuge pour les oiseaux, les pollinisateurs, les hĂ©rissons, les petits auxiliaires qui maintiennent l’équilibre vivant. Dans un contexte oĂč l’économie se crispe, accueillir plus de vie dans son jardin ne coĂ»te presque rien, mais offre beaucoup : moins de ravageurs, plus de fleurs, une atmosphĂšre paisible qui ne dĂ©pend pas de l’état du portefeuille.

Les gestes sont simples : laisser une zone un peu sauvage au fond du terrain, installer un tas de branches pour les insectes, garder quelques orties pour les papillons, diversifier les floraisons sur toute l’annĂ©e. Ces actions rĂ©duisent aussi la consommation de produits de traitement. Quand les coccinelles et les syrphes sont au rendez-vous, plus besoin de pulvĂ©riser Ă  tout-va. Cette transition vers des pratiques naturelles accompagne le ralentissement du secteur chimique et des produits onĂ©reux, au profit d’un jardin plus Ă©quilibrĂ©.

CĂŽtĂ© outils, la pĂ©riode invite Ă  privilĂ©gier la qualitĂ© durable plutĂŽt que le bas prix jetable. Un bon sĂ©cateur, une bĂȘche bien conçue, un balai Ă  feuilles robuste, entretenus et affĂ»tĂ©s, remplacent avantageusement une accumulation d’objets fragiles. L’idĂ©e n’est pas d’acheter tout d’un coup, mais de constituer petit Ă  petit un “trousseau” d’outils fiables, parfois en seconde main, parfois en mutualisation dans un cercle de voisins. LĂ  encore, la baisse des ventes peut ouvrir la voie Ă  d’autres formes de possession : emprunt, partage, location ponctuelle pour les gros travaux.

Les astuces saisonniĂšres jouent aussi un rĂŽle clĂ© pour dĂ©penser moins tout en obtenant davantage du jardin. Semer au bon moment Ă©vite de racheter des sachets de graines aprĂšs un Ă©chec. Pailler en Ă©tĂ© limite l’arrosage et la facture d’eau. Tailler les arbres au bon stade rĂ©duit les risques de maladie et la quantitĂ© de bois Ă  Ă©liminer. Ces gestes, souvent simples, demandent plus d’attention que de dĂ©penses. Ils redonnent toute sa place au temps, Ă  l’observation, Ă  la transmission entre gĂ©nĂ©rations de jardiniers.

En filigrane, une autre forme de richesse se dessine : celle des liens. Quand un voisin montre comment greffer un pommier, quand une grand-mĂšre explique Ă  un enfant comment reconnaĂźtre une bonne terre Ă  son odeur, on est trĂšs loin des courbes et des pourcentages, mais au cƓur de ce qui fait tenir un pays debout. Le jardin redevient un langage commun, un endroit oĂč l’on peut parler d’avenir sans passer par la caisse.

Les chiffres de baisse du marchĂ©, les variations de vente, les pourcentages par circuit de distribution racontent une partie de l’histoire. L’autre partie se lit dans les racines qui s’installent, dans les fleurs qui reviennent chaque printemps, dans les gestes rĂ©pĂ©tĂ©s d’annĂ©e en annĂ©e. Un sĂ©cateur bien tenu, un semis rĂ©ussi, une haie qui abrite les oiseaux : tout cela ne figure pas dans les bilans financiers, mais prĂ©pare un futur plus solide, jardin aprĂšs jardin.

Pourquoi le marché du bricolage et du jardinage recule-t-il de 2,7 % en France ?

Le recul de 2,7 % s’explique surtout par la fin du boom liĂ© aux confinements, la baisse du pouvoir d’achat et la crise immobiliĂšre qui freine les gros travaux. Beaucoup de mĂ©nages ont dĂ©jĂ  rĂ©alisĂ© leurs grands projets et se concentrent dĂ©sormais sur l’entretien, les rĂ©parations et les petits amĂ©nagements, ce qui pĂšse sur le chiffre d’affaires global du secteur.

Le jardinage est-il vraiment moins touché que le bricolage ?

Oui. Les donnĂ©es rĂ©centes indiquent un repli d’environ 3,2 % pour le bricolage contre seulement 1,1 % pour le jardinage. Les projets liĂ©s au vivant – potagers, arbres fruitiers, haies, fleurs – restent une prioritĂ© pour de nombreux foyers, notamment pour amĂ©liorer le cadre de vie et gagner un peu en autonomie alimentaire.

Comment continuer Ă  jardiner avec un petit budget ?

En misant sur des pratiques Ă©cologiques et sobres : compost maison, paillage pour limiter l’arrosage, choix de plantes rustiques, rĂ©cupĂ©ration de contenants, Ă©changes de graines et de plants entre voisins. L’idĂ©e est de rĂ©duire les achats rĂ©pĂ©titifs (engrais, terreau, traitements) et de s’appuyer sur les ressources du jardin lui-mĂȘme.

Quels outils privilégier quand on veut acheter moins mais mieux ?

Il est conseillĂ© de se concentrer sur quelques outils de base de bonne qualitĂ© : un sĂ©cateur solide, une bĂȘche ou une fourche-bĂȘche, une griffe ou un cultivateur, un arrosoir confortable, un balai Ă  feuilles. Ces outils, bien entretenus, durent des annĂ©es et permettent de rĂ©aliser l’essentiel des travaux de jardinage sans multiplier les achats.

La baisse du marché signifie-t-elle que les jardins vont se dégrader ?

Non. La baisse du marchĂ© traduit surtout une diminution des dĂ©penses en magasin, pas un dĂ©sintĂ©rĂȘt pour les jardins. Au contraire, beaucoup de personnes redĂ©couvrent un jardinage plus simple, plus autonome, basĂ© sur la patience, la rĂ©cupĂ©ration et la biodiversitĂ©. Avec de bons gestes et un peu d’organisation, il est possible d’avoir un jardin sain et harmonieux sans gros investissements.

Source: www.diyinternational.com

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