Star du jardinage Ă la BBC, Monty Don quitte provisoirement le Royaume-Uni pour longer le Rhin, des Alpes suisses jusqu’à la mer du Nord. Ce voyage n’a rien d’un simple carnet de plantes : il devient le prĂ©texte Ă une rĂ©flexion profonde sur ce que le jardinage raconte des gens, des villages et de la manière de vivre avec la nature. Ă€ 70 ans, la vedette de Gardeners’ World signe une nouvelle sĂ©rie pour la BBC Two oĂą chaque massif, chaque verger, chaque rive plantĂ©e devient une histoire humaine avant d’être une question de technique.
À travers les jardins suisses tirés au cordeau, les potagers allemands soignés comme une cuisine bien rangée, ou encore les espaces néerlandais étonnamment organisés malgré leur réputation de liberté, ce périple le long du Rhin bouscule les habitudes des jardiniers. Il montre que derrière chaque arbre taillé, chaque roseraie et chaque prairie fleurie, il y a surtout des mains, des souvenirs et des projets partagés. Les amateurs qui suivent Monty Don depuis des années découvrent ainsi un visage plus intime du jardin : un lieu de lien social autant qu’un terrain de compost. Entre jardins communautaires, villages entièrement reverdis comme à Osterfingen et initiatives locales, ce voyage interroge aussi notre façon, en France, de penser l’aménagement paysager, les cultures potagères, la biodiversité et les gestes simples qui changent le quotidien au jardin.
| Peu de temps ? Voici l’essentiel : |
|---|
| Monty Don transforme son voyage le long du Rhin en enquĂŞte vivante sur la culture du jardinage en Europe. |
| Les jardins rencontrés révèlent des styles suisses, allemands et néerlandais très différents, mais toujours portés par des communautés engagées. |
| Sa réflexion étonnante : les personnes comptent plus que les plantes, et un jardin réussi commence par des liens humains. |
| Bonus : ce parcours inspire des idées concrètes pour un jardin écologique, simple à entretenir, et ouvert aux autres, même sans quitter le Royaume-Uni ou la France. |
- Monty Don transforme une « émigration » temporaire hors du Royaume-Uni en laboratoire d’idées pour jardiner autrement.
- Le Rhin sert de fil conducteur entre nature, villes, villages et jardins partagés.
- Les styles de jardinage suisse, allemand et néerlandais nourrissent des conseils applicables dans n’importe quel petit jardin.
- La vedette de Gardeners’ World rappelle que tout bon jardinier commence par Ă©couter les gens avant de planter des arbres.
- L’article propose des pistes concrètes pour un jardin plus écologique, vivant et facile à entretenir au fil des saisons.
Monty Don le long du Rhin : quand quitter le Royaume-Uni éclaire une autre façon de jardiner
Voir Monty Don quitter le Royaume-Uni pour suivre le cours du Rhin peut surprendre les fidèles de Gardeners’ World. Ce n’est pourtant pas une rupture, mais une mise Ă distance volontaire pour mieux comprendre comment d’autres pays vivent la relation au jardin. Le Rhin, qui naĂ®t dans les Alpes suisses et finit sa course dans la mer du Nord, traverse des paysages agricoles, industriels et urbains très variĂ©s. Cette diversitĂ© offre un terrain idĂ©al pour observer comment le jardinage s’adapte Ă la fois au climat, Ă l’histoire et Ă la culture locale.
Cette forme d’« émigration » temporaire permet de casser les automatismes. Quand on jardine toujours au même endroit, on finit par répéter les mêmes gestes sans les questionner. En changeant de rive, Monty Don regarde différemment des choses aussi simples qu’un carré de légumes, une haie fruitière ou un alignement de tilleuls. L’œil du jardinier voyageur repère ce qu’on ne voit plus chez soi : la place laissée à l’herbe folle, la manière de partager un outil, la façon d’installer un banc à l’ombre pour que le jardin reste un lieu de vie plutôt qu’un « chantier » permanent.
Sur ce trajet, les jardins deviennent des points d’ancrage humains. À Osterfingen, par exemple, des habitants ont redonné vie à leur village en végétalisant ruelles, façades et petits talus abandonnés. En quelques années, le lieu a changé d’atmosphère : plus frais l’été, plus accueillant pour les pollinisateurs, mais aussi plus convivial pour les voisins qui se croisent autour des massifs. Ce genre d’histoire montre comment quelques jardiniers motivés peuvent transformer leur cadre de vie sans gros budgets, simplement avec du temps, des plantes locales et beaucoup d’entraide.
Le fil rouge de ce voyage, c’est cette phrase forte qu’il aime répéter : « les gens sont plus intéressants que les plantes ». Elle ne diminue pas l’importance des végétaux ; elle remet juste le jardin à sa vraie place : un paysage habité, traversé par des joies, des peines, des souvenirs. Dans chaque cour fleurie, il y a une grand-mère qui a planté un rosier, un enfant qui a semé ses premières salades, un voisin qui arrose pendant les vacances. Le voyage sur le Rhin vient confirmer que partout en Europe, le jardin reste ce langage commun qui relie les générations et les cultures.
Au fond, ce détour loin du Royaume-Uni éclaire une idée simple : pour faire évoluer son jardin, mieux vaut d’abord faire voyager son regard. Quitter, même symboliquement, ses habitudes permet de revenir chez soi avec des graines d’idées nouvelles, prêtes à germer à la prochaine saison.

Des jardins du Rhin aux petits jardins de quartier : le pont entre cultures
Ce qui frappe dans ce périple, c’est la facilité avec laquelle les leçons glanées au bord du Rhin peuvent se déposer dans un simple jardin de lotissement, un balcon ou un potager familial. Les jardins visités n’ont rien de musées figés. Ils sont souvent dessinés et entretenus par des habitants ordinaires, comme ceux que l’on croise dans les associations de quartier françaises. Leur force ne vient pas d’un budget spectaculaire, mais d’une approche très concrète : récupérer les eaux de pluie, planter des variétés adaptées, mutualiser les outils, accepter une part de spontané dans les plantations.
Un lecteur qui dispose seulement d’un bout de pelouse peut par exemple s’inspirer des rives du Rhin pour créer un micro-corridor pour la faune : quelques arbustes locaux, un tas de branches pour les insectes et une zone de gazon peu tondu. Ces gestes, qu’on retrouve de la Suisse aux Pays-Bas, montrent que l’on peut concilier esthétique, confort et respect du vivant sans compliquer sa vie. C’est précisément ce type de passerelle entre paysages lointains et petits jardins du quotidien qui rend ce voyage si fertile pour tous ceux qui aiment la nature.
Au terme de ce premier axe, une idée s’impose : un jardin inspiré par le Rhin n’est pas une copie, mais une adaptation. Il s’agit de puiser dans ces expériences européennes des gestes simples et durables, à ajuster ensuite à son sol, son climat et sa façon de vivre dehors.
Styles suisses, allemands et néerlandais : ce que la réflexion de Monty Don change dans nos jardins
Parmi les découvertes majeures de ce voyage, les différences de style entre jardins suisses, allemands et néerlandais occupent une place de choix. En Suisse, de nombreux espaces observés affichent une rigueur presque géométrique. Les bordures sont nettes, les pelouses très maîtrisées, les massifs parfaitement dessinés. Cela ne signifie pas que ces jardins sont froids ; ils traduisent plutôt une recherche de clarté et de propreté visuelle, comme si chaque plante devait avoir sa place bien définie, sans débordement. Ce goût de l’ordonnancement rassure : on sait où poser le regard, on sent que quelqu’un veille.
En Allemagne, Monty Don relève une autre tonalité. Le jardinage y est souvent vécu comme une tâche du foyer, au même titre que le ménage ou la cuisine. Les jardins familiaux, les « Schrebergärten », sont entretenus avec sérieux, presque avec une méthode de carnet de recettes. Chaque parcelle a son coin légumes, son coin fleurs, parfois son cabanon. Cette approche ne manque pas de chaleur, mais elle révèle un rapport très responsabilisant au sol : on prend soin de son lopin comme d’une pièce importante de la maison. Le résultat, ce sont des jardins productifs, ordonnés mais vivants, où l’on trouve toujours quelques tomates, des herbes aromatiques et des pommiers taillés avec rigueur.
Les Pays-Bas, quant à eux, surprennent. On les imagine souvent très libres et créatifs, et c’est vrai sur le plan esthétique. Pourtant, le style de jardinage peut se montrer étonnamment structuré. L’espace, parfois réduit en ville, est utilisé avec une grande intelligence : alternance de zones minérales, de bacs surélevés, de haies basses pour structurer la vue. Même quand l’allure générale paraît spontanée, une observation attentive révèle un vrai travail de composition. Cette alliance de liberté apparente et d’organisation discrète offre une source d’inspiration puissante pour ceux qui disposent de peu de place.
Ce voyage permet ainsi de dresser un tableau comparatif riche :
| Pays | Style de jardinage | Idée clé à retenir pour ton jardin |
|---|---|---|
| Suisse | Jardins très soignés, bordures nettes, volumes maîtrisés. | Structurer les massifs avec quelques lignes claires pour apaiser le regard. |
| Allemagne | Parcelles vécues comme une pièce du foyer, très productives. | Considérer le jardin comme un lieu de vie utilitaire : légumes, fruits, herbes à portée de main. |
| Pays-Bas | Créativité contrôlée, utilisation optimale de petits espaces. | Jouer avec les niveaux, les bacs et les haies basses pour gagner en profondeur sur peu de surface. |
Pour un lecteur qui jardine en France ou au Royaume-Uni, l’intérêt n’est pas de copier ces modèles, mais d’en extraire des principes. Par exemple, adopter la rigueur suisse sur un seul élément – la haie d’entrée – suffit parfois à transformer l’ambiance du jardin. S’inspirer de l’efficacité allemande peut amener à installer un petit carré potager près de la cuisine, pour cueillir des aromatiques comme on ouvre un tiroir. Et la créativité néerlandaise invite à exploiter un mur, une gouttière, un angle oublié en y accrochant des jardinières ou en y construisant un banc entouré de plantes grimpantes.
La réflexion de Monty Don débouche alors sur une idée essentielle : le style d’un jardin, ce n’est pas seulement une question de goût, c’est un reflet de la manière dont on habite un lieu. En observant ces pays, chaque jardinier peut se demander : « De quoi a vraiment besoin ma famille ? De calme, de récoltes, d’ombre, de jeux pour les enfants ? ». C’est à partir de cette question concrète que le design du jardin prend sens et devient durable.
Au bout du compte, ce tour des styles européens invite à construire un jardin à son image, en combinant le meilleur de chaque approche : un peu de structure, un peu de productivité, un peu de fantaisie, le tout posé sur un socle commun de respect de la nature.
Jardinage écologique et vie du sol : ce que le voyage de Monty Don confirme
En longeant le Rhin, la vedette de Gardeners’ World retrouve partout la mĂŞme vĂ©ritĂ© silencieuse : le cĹ“ur d’un jardin sain, c’est le sol. Qu’il s’agisse d’un verger allemand, d’un petit potager suisse ou d’une bande vĂ©gĂ©talisĂ©e en ville, les jardins les plus vivants sont ceux oĂą la terre n’est pas nue. Paillis de feuilles, BRF, herbes laissĂ©es au pied des haies, compost maison : les gestes se ressemblent d’un pays Ă l’autre, mĂŞme si chacun les adapte Ă sa manière. Cette convergence confirme que le jardinage Ă©cologique n’est pas une mode, mais du bon sens partagĂ©.
Pour un jardinier amateur, quelques pratiques simples permettent de suivre cette voie sans se compliquer la vie :
- Ne jamais laisser le sol à nu : couvrir avec des feuilles, de l’herbe sèche, du broyat de branches ou des plantes couvre-sol.
- Limiter le bêchage profond : préférer une aération légère à la fourche, pour ne pas casser les réseaux de racines et de champignons.
- Valoriser les « déchets » verts : tout ce qui vient du jardin peut y retourner sous forme de compost ou de paillage.
- Planter serré et mélanger fleurs, légumes et petits fruits pour occuper la surface et réduire les « trous » que les adventices colonisent.
Dans les villages traversés par Monty Don, ces gestes produisent des résultats visibles : moins de croûte de battance après la pluie, moins de besoin d’arrosage en été, davantage d’insectes auxiliaires et d’oiseaux. À Osterfingen, par exemple, la multiplication des zones couvertes de végétation a rafraîchi l’air ambiant et attiré pollinisateurs et papillons sur des rues autrefois minérales. Ce type de transformation inspire directement tous ceux qui cherchent à lutter contre la chaleur en ville ou dans les lotissements densifiés.
Le voyage souligne aussi l’importance d’un jardinage sans produits chimiques. Partout où la biodiversité explose – haies diversifiées, arbres fruitiers en mélange, massifs de vivaces – les jardiniers rencontrés n’utilisent ni désherbant de synthèse ni insecticide violent. Ils misent sur la patience, l’observation et l’équilibre naturel : laisser quelques pucerons pour nourrir les coccinelles, tolérer un coin d’orties pour les papillons, préférer une plante un peu grignotée à un massif impeccable mais silencieux. Ce regard partagé le long du Rhin rejoint les attentes des familles et des éco-citoyens qui souhaitent un jardin sûr pour les enfants et les animaux.
Ce chapitre écologique se résume en une image : un jardin vivant ressemble à une forêt apprivoisée. Le sol y reste couvert, l’eau circule sans stagner, les racines plongent sans être malmenées, les feuilles mortes deviennent une richesse. Le voyage de Monty Don vient confirmer que cette façon de faire n’est ni compliquée ni réservée aux experts ; elle naît de la répétition de petits gestes, saison après saison, comme on entretient une amitié.
De Gardeners’ World aux jardins du Rhin : communautĂ©, partage et jardins comme lieux de vie
Au-delĂ des techniques, le pĂ©riple de la vedette de Gardeners’ World Ă©claire un point central : un jardin ne prend tout son sens que lorsqu’il est partagĂ©. Dans de nombreuses Ă©tapes le long du Rhin, les projets les plus marquants sont portĂ©s par des groupes : associations, Ă©coles, collectifs d’habitants. Potagers communautaires, vergers pĂ©dagogiques, jardins devant les immeubles… Ces espaces durent parce qu’ils rĂ©pondent Ă un besoin humain : se retrouver, apprendre, transmettre. Le jardin devient alors une extension de la place du village, un salon vert oĂą l’on discute autant qu’on taille les rosiers.
Pour un lecteur qui dispose d’un petit terrain ou d’une cour, ce constat ouvre des pistes très concrètes. Il est possible, par exemple, de :
- Proposer aux voisins de cultiver ensemble un carré de potiron ou un rang de tomates.
- Planter un arbre fruitier « en partage », dont la récolte se distribue entre plusieurs familles.
- Installer un bac de plantes aromatiques à l’entrée de la maison, accessible à tous.
- Organiser une demi-journée d’échange de graines et de boutures une fois par an.
Ces gestes simples transforment le jardin en lieu de rencontre. On n’y vient plus seulement pour tondre ou désherber, mais pour échanger une recette de tarte, apprendre à tailler un pommier ou laisser les enfants jouer dans les feuilles. Le voyage de Monty Don montre que ce tissage de liens vaut autant que la réussite d’un massif. Dans les villages comme Osterfingen, c’est précisément cette dynamique collective qui a permis de végétaliser durablement l’espace, car chacun se sent impliqué et responsable.
Ce regard sur la communautĂ© rejoint la mission de nombreux magazines et associations de terrain : rassurer, guider pas Ă pas, donner confiance Ă ceux qui pensent « ne pas avoir la main verte ». En voyant des habitants ordinaires transformer une rue triste en allĂ©e fleurie, beaucoup se disent soudain : « pourquoi pas nous ? ». Le voyage de la star de Gardeners’ World agit alors comme un miroir bienveillant, qui renvoie Ă chacun la possibilitĂ© de participer, mĂŞme avec peu de temps ou de moyens.
En filigrane, une idée forte se dessine : un jardin réussi ne se mesure pas seulement en mètres carrés ni en rendements, mais en sourires, en discussions et en souvenirs qu’il fait naître. C’est cette dimension sociale, souvent oubliée derrière les « avant-après » spectaculaires, que ce voyage le long du Rhin remet au centre du jeu.
Conseils pratiques inspirés du voyage de Monty Don : aménager un jardin simple, beau et durable
Les enseignements tirés des jardins du Rhin peuvent se traduire très facilement en gestes à mettre en place chez toi, quelle que soit la taille de ton terrain. En rassemblant les fils de ce voyage – styles nationaux, écologie, communauté – on obtient une série d’actions concrètes pour un jardin plus harmonieux.
D’abord, penser le jardin comme un lieu de vie. Avant d’acheter une seule plante, il est utile de tracer mentalement les usages : coin repas, zone de jeux, espace calme à l’ombre, petit potager près de la cuisine. Cette approche, que l’on retrouve dans beaucoup de jardins allemands et néerlandais, évite les aménagements jolis mais inutilisés. Un simple banc sous un arbre, un chemin en pas japonais pour aller au compost, une table proche des herbes aromatiques changent radicalement la façon d’habiter le jardin.
Ensuite, s’inspirer de la diversité observée le long du Rhin pour enrichir la biodiversité chez soi. Mélanger arbres fruitiers, arbustes à fleurs, plantes vivaces, graminées et légumes crée une mosaïque qui nourrit autant les pollinisateurs que la famille. On peut, par exemple, associer un pommier basse-tige avec un pied de rhubarbe, des fraisiers au pied et une bordure de fleurs mellifères. Cette disposition, fréquente dans les vergers familiaux, offre de l’ombre, des récoltes étalées dans le temps et un refuge pour de nombreux auxiliaires.
Enfin, adopter la philosophie du « pas à pas » que le voyage met en lumière. Aucun des jardins filmés ne s’est construit en une saison. Ils sont le fruit d’ajouts successifs, d’essais, parfois d’erreurs. Plutôt que de vouloir tout refaire d’un coup, il est souvent plus sage de choisir un petit chantier par an : créer un coin potager cette année, planter une haie diversifiée l’an prochain, installer un récupérateur d’eau la saison suivante. Ce rythme respecte autant le budget que l’énergie du jardinier, tout en laissant le temps de voir comment la nature répond.
En s’appuyant sur cette manière calme et réaliste de jardiner, chacun peut transformer peu à peu son extérieur en un lieu qui lui ressemble : simple à entretenir, accueillant pour le vivant et riche en moments partagés, à mille lieues des jardins vitrines trop parfaits pour être vraiment vécus.
Pourquoi Monty Don a-t-il quitté le Royaume-Uni pour longer le Rhin ?
Ce dĂ©part n’est pas une rupture avec Gardeners’ World, mais une manière d’explorer d’autres cultures du jardinage. En suivant le Rhin des Alpes Ă la mer du Nord, Monty Don observe comment Suisses, Allemands et NĂ©erlandais vivent leur relation au jardin, afin de nourrir une rĂ©flexion plus large sur le rĂ´le des jardins dans nos vies.
Qu’est-ce que son voyage change pour un jardinier amateur ?
Le voyage montre que les mêmes principes reviennent partout : sol couvert, diversité des plantations, partage des espaces et projets collectifs. Un jardinier amateur peut s’inspirer de ces exemples pour simplifier son entretien, améliorer la santé de son sol et créer davantage de liens autour de son jardin.
Comment rendre son jardin plus écologique sans trop de travail ?
Quelques gestes suffisent : couvrir la terre de paillis, composter les déchets du jardin, limiter le bêchage profond et planter des espèces locales adaptées au climat. Ces pratiques, observées tout au long du Rhin, réduisent les arrosages et favorisent la biodiversité sans ajouter de tâches compliquées.
Peut-on s’inspirer de ces jardins si l’on n’a qu’un balcon ou une petite cour ?
Oui, car l’esprit du voyage tient plus à l’usage de l’espace qu’à la surface disponible. Sur un balcon, on peut combiner bacs de légumes, aromatiques et fleurs mellifères, récupérer un peu d’eau de pluie et installer un coin assis. L’important est de créer un lieu vivant, agréable à fréquenter au quotidien.
Quel est le message principal que Monty Don souhaite transmettre avec ce périple ?
Son message central est que les gens comptent plus que les plantes : un jardin prend tout son sens lorsqu’il devient un lieu de vie, de partage et de lien avec la nature. Les techniques de jardinage sont importantes, mais elles restent au service d’un objectif plus vaste : vivre mieux, ensemble, au milieu du vivant.
Source: www.filmogaz.com


