Le marché du jardinage en Allemagne connaît un léger recul en 2025

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En Allemagne, le marché du jardinage a connu un léger recul en 2025, après des années dopées par les confinements et l’envie de verdir balcons et jardins. Les dépenses globales liées aux produits de jardinage ont reculé d’environ 0,6 %, pour atteindre près de 19,7 milliards d’euros. Cette baisse reste modérée, mais elle marque un tournant dans l’évolution sectorielle : certains segments s’essoufflent, tandis que d’autres résistent mieux, voire progressent. Les plantes vivantes, cœur battant des rayons, fléchissent d’environ 2 %, alors que le matériel de jardin et les intrants biologiques tirent un peu leur épingle du jeu. Dans ce contexte, le jardin reste un refuge, mais les habitudes de consommation en Allemagne se transforment, entre inflation, nouvelles priorités et recherche de simplicité au jardin.

Ce mouvement ne signifie pas que la passion du jardinage disparaisse. Elle change de visage. Les foyers allemands achètent moins souvent des plantes d’ornement à usage purement décoratif et se tournent davantage vers des aménagements durables, des potagers, des arbres fruitiers ou des solutions écologiques faciles à entretenir. La fréquentation des enseignes aussi se modifie : les grands magasins de bricolage accusent une baisse d’environ 1,8 % sur le rayon jardin, tandis que les discounters et certains supermarchés gagnent des parts de marché en proposant des offres saisonnières attractives. Ce jeu de chaises musicales dans la distribution remet en question les modèles classiques, mais ouvre aussi de belles pistes pour un jardinage plus sobre, plus local et plus respectueux du vivant.

Peu de temps ? Voici l’essentiel :
Le marché du jardinage en Allemagne connaît un léger recul de l’ordre de 0,6 % en 2025, avec un volume d’environ 19,7 milliards d’euros.
Les plantes vivantes reculent d’environ 2 %, tandis que le matériel de jardin et les fournitures biologiques progressent légèrement.
La consommation Allemagne se déplace des magasins de bricolage vers les supermarchés et surtout les discounters pour les produits de jardinage.
Les tendances marché poussent vers un jardinage plus écologique, simple, centré sur le potager, les arbres fruitiers et la biodiversité.
  • Baisse modĂ©rĂ©e du marchĂ©, mais transformation profonde des habitudes d’achat.
  • MontĂ©e du jardinage Ă©cologique et des solutions naturelles faciles Ă  mettre en Ĺ“uvre.
  • Recherche de durabilitĂ© dans l’amĂ©nagement paysager et les Ă©quipements.
  • Potagers et vergers familiaux en nette progression, mĂŞme en ville.
  • RĂ´le croissant des discounters et de la grande distribution gĂ©nĂ©rale dans l’offre jardin.

Tendances du marché du jardinage en Allemagne : comprendre le léger recul de 2025

Pour bien lire le léger recul du marché du jardinage en Allemagne, il faut imaginer un jardin après une longue période de pluie. Le sol est gorgé d’eau, les plantes ont poussé vite, parfois trop vite… puis vient une accalmie. C’est exactement ce qui s’est produit après les années de pandémie, où les ménages avaient massivement investi dans la maison et le jardin. En 2025, la valeur globale du marché atteint environ 19,723 milliards d’euros, en baisse de 0,6 % par rapport à l’année précédente. Ce n’est pas un effondrement, mais plutôt une respiration après une phase de surchauffe.

Le segment qui souffre le plus est celui des plantes vivantes, ornementales ou d’extérieur, dont le chiffre d’affaires recule d’environ 2 %, pour tourner autour de 10,09 milliards d’euros. Les ménages, confrontés à une pression sur leur pouvoir d’achat et à des coûts de l’énergie encore élevés, arbitrent davantage. Ils achètent moins de plantes de décoration « coup de cœur » pour privilégier les espèces durables, rustiques, ou comestibles. En parallèle, les budgets consacrés à l’équipement évoluent différemment.

Le matériel de jardin – outils, tondeuses, systèmes d’arrosage, petits équipements – progresse légèrement, d’environ 0,7 %, pour atteindre près de 7,273 milliards d’euros. Cette hausse s’explique par un besoin de renouveler ou d’améliorer les outils acquis pendant la période Covid, mais aussi par une volonté de s’équiper mieux pour gagner du temps et économiser l’eau. On voit, par exemple, un intérêt grandissant pour les récupérateurs d’eau de pluie, les systèmes d’irrigation goutte-à-goutte et les outils manuels ergonomiques qui préservent le dos et les articulations.

Autre point intéressant : les fournitures biologiques et chimiques (engrais, amendements, produits de soin des plantes) progressent d’environ 1,2 %, pour frôler les 2,36 milliards d’euros. Derrière ces chiffres, une bascule s’opère. Les jardiniers amateurs se tournent vers des solutions plus naturelles : engrais organiques, préparations à base de plantes, substrats sans tourbe, paillages végétaux. Cette évolution sectorielle montre que l’écologie ne relève plus seulement du discours, mais s’ancre dans les sacs de terreau et les bouteilles d’engrais posés au pied du cabanon.

La structure même de la distribution se transforme. Les enseignes de bricolage, longtemps locomotives du rayon jardin, enregistrent un recul d’environ 1,8 % sur les ventes de produits de jardinage, pour un total de l’ordre de 5,26 milliards d’euros. Dans le même temps, les discounters et les chaînes d’alimentation générale gagnent du terrain en Allemagne. Grâce à des opérations saisonnières très visibles – plantes à petit prix au printemps, accessoires basiques à l’automne – ils captent une partie des achats impulsifs.

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Cette redistribution des cartes bouscule particulièrement les jardineries spécialisées, qui doivent miser sur l’expertise, le conseil, la qualité des végétaux et des services pour rester attractives. Quand un client s’appelle Leo, jeune père de famille berlinois, il achète ses premiers sacs de terreau dans un supermarché de quartier. Mais il franchit ensuite la porte d’une jardinerie indépendante pour trouver des variétés de tomates anciennes, des conseils sur le paillage, et une discussion autour des haies qui nourrissent les oiseaux. C’est là que se joue l’avenir : dans la valeur ajoutée humaine, plus que dans la simple vente de produits.

En toile de fond, la consommation Allemagne reflète une recherche d’équilibre : garder un jardin agréable, sans y engloutir tout son budget ni tout son temps libre. Le marché se tasse un peu, mais il se densifie de pratiques plus conscientes, plus ancrées dans la durée, comme on ancre un arbre fruitier qui devra tenir des décennies.

analyse du marché du jardinage en allemagne en 2025, révélant un léger recul et les facteurs influençant cette évolution.

Jardinage écologique et entretien naturel : comment le recul du marché devient une opportunité verte

Le léger repli du marché du jardinage peut sembler inquiétant à première vue, mais pour qui aime mettre les mains dans la terre, c’est aussi une magnifique occasion de revenir à l’essentiel. Quand les budgets se resserrent, chaque geste au jardin compte davantage. En Allemagne, beaucoup de foyers profitent de ce contexte pour adopter un jardinage écologique et un entretien naturel plus sobres en achats, mais plus riches en vie. La logique change : moins de produits, plus de pratiques intelligentes.

Dans de nombreux lotissements, des familles comme celle de Leo transforment petit à petit leur pelouse bien tondue en mosaïque vivante. Une partie reste dédiée aux jeux des enfants, mais le reste devient prairie fleurie ou coin de potager. Plutôt que d’acheter chaque année des dizaines de godets de fleurs, les jardiniers laissent monter en graines certaines espèces mellifères et récupèrent ces graines pour les semer au printemps suivant. Résultat : des dépenses moindres, une floraison plus naturelle et un festin continu pour les insectes.

La baisse de consommation de produits chimiques s’accompagne d’un retour aux recettes simples. Beaucoup de jardiniers remplacent les traitements systématiques par l’observation. Une attaque de pucerons ? Au lieu de pulvériser immédiatement un insecticide, ils installent des plantes compagnes (capucines, soucis), invitent les coccinelles avec des haies variées, ou utilisent du savon noir dilué. Chaque geste devient une occasion d’apprendre plutôt qu’un réflexe de consommation.

Gestes concrets pour un jardinage naturel accessible

Un jardin sain ne demande pas plus de travail, mais un travail différent. Quelques pratiques clés permettent de réduire les achats et de rendre le jardin plus autonome :

  • Paillage gĂ©nĂ©reux avec des feuilles mortes, des tontes de gazon sĂ©chĂ©es ou du broyat de branches, pour limiter l’arrosage et les mauvaises herbes.
  • Compost maison pour transformer Ă©pluchures et dĂ©chets verts en engrais naturel, rĂ©duisant ainsi l’achat de terreaux et d’amendements.
  • Choix de plantes adaptĂ©es au climat local, peu gourmandes en eau, pour Ă©viter les remplacements frĂ©quents.
  • Rotation des cultures au potager, afin de limiter les maladies et de garder un sol vivant.
  • RĂ©cupĂ©ration de l’eau de pluie pour arroser sans alourdir la facture d’eau.

Ces gestes sont à la portée de tous, du balcon urbain au grand jardin de campagne. Ils demandent surtout de la régularité et un peu de curiosité. En les adoptant, on achète moins de produits de jardinage tout en obtenant des résultats plus durables.

Les tendances marché confirment cette transition : les fournitures dites « biologiques » progressent, alors que les produits de synthèse stagnent ou reculent. De nombreuses marques reformulent leurs gammes pour répondre à cette attente. Mais au-delà des étiquettes, ce qui compte pour un jardin vraiment vivant, ce sont les gestes au quotidien : pailler au lieu de désherber sans fin, nourrir le sol plutôt que les plantes, planter des haies plutôt que des clôtures minérales.

Le contexte économique n’empêche pas de jardiner avec plaisir. Il pousse même à redécouvrir une forme de sobriété heureuse : troc de graines entre voisins, récupération de vieilles briques pour faire une bordure, fabrication maison de tuteurs en branches de noisetier. Chaque objet réemployé devient une petite victoire contre le gaspillage et un pas de plus vers un jardin autonome, qui repose d’abord sur l’observation des saisons.

Au fond, le recul des ventes n’est pas une fin en soi. Il révèle simplement que le jardin peut s’épanouir avec moins de produits et plus d’attention. C’est là que le jardin écologique prend racine, doucement mais sûrement, comme un jeune chêne qu’on laisse grandir sans le brusquer.

Ces évolutions ouvrent naturellement la porte à une autre question : comment repenser l’aménagement paysager et le design des jardins pour qu’ils soient à la fois beaux, durables et faciles à vivre dans ce nouveau contexte ?

Aménagement paysager et design de jardins : faire mieux avec moins dans le contexte 2025

Face au ralentissement du marché du jardinage, de nombreux foyers en Allemagne revoient leurs projets d’aménagement paysager. Les grands chantiers coûteux cèdent la place à des transformations progressives, pensées sur plusieurs années. L’heure n’est plus aux jardins « catalogue » remplis de matériaux importés, mais aux espaces où chaque élément a une utilité : ombre, nourriture, abri pour la faune, récupération de l’eau. La beauté vient moins du spectaculaire que de l’équilibre entre les besoins de la famille et ceux du vivant.

Les concepteurs de jardins, qu’ils soient professionnels ou passionnés, s’appuient sur une idée simple : un jardin agréable n’a pas besoin d’être parfait, il doit juste être cohérent. Un chemin de copeaux de bois plutôt que du béton, une terrasse en bois non traité plutôt qu’en pierre exotique, une pergola couverte de vigne ou de kiwi pour faire de l’ombre et des fruits… Toutes ces options limitent les dépenses tout en renforçant la connexion avec les saisons.

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Structurer le jardin comme un lieu de vie

Pour illustrer cette démarche, imaginons le petit jardin urbain d’Anna, à Hambourg. Plutôt que d’acheter d’emblée un salon de jardin complet, une fontaine et de nombreuses jardinières coûteuses, elle commence par découper son espace en trois zones :

  • Un coin de repos, avec quelques chaises rĂ©cupĂ©rĂ©es et rĂ©novĂ©es, Ă  l’ombre d’un futur arbre fruitier.
  • Un espace nourricier, mĂŞlant carrĂ©s potagers surĂ©levĂ©s et herbes aromatiques proches de la cuisine.
  • Une bande sauvage, plantĂ©e d’arbustes locaux, de fleurs mellifères et d’un tas de bois pour les insectes et les hĂ©rissons.

En procédant par étapes, elle étale les dépenses sur plusieurs années, choisit des matériaux durables et évite les achats impulsifs. Le design du jardin devient une histoire qui se construit au fil du temps, au rythme des saisons et des découvertes.

Dans ce contexte de évolution sectorielle, le rôle des plantes structurelles – arbres, haies, grands arbustes – redevient central. Ces végétaux, souvent plus chers à l’achat que les fleurs annuelles, s’avèrent bien plus économiques sur la durée. Un pommier bien choisi, par exemple, offrira de l’ombre, des fleurs au printemps, des fruits à l’automne et un habitat pour de nombreux insectes. Plutôt que d’acheter chaque année des bacs de fleurs, les ménages investissent dans quelques « piliers » qui donneront au jardin son caractère.

Matériaux simples, effet durable

La tendance est aux matériaux sobres et locaux. Graviers, briques de récupération, bois issu de forêts gérées durablement remplacent progressivement les dalles parfaites et les bordures en plastique. Cela se ressent sur les produits de jardinage vendus : moins d’objets purement décoratifs, plus d’éléments utiles, résistants, adaptables.

Un petit tableau permet de visualiser ces changements dans la demande :

Élément de jardin Tendance 2025 en Allemagne Impact sur l’aménagement
Plantes annuelles décoratives Baisse sensible Moins de renouvellement, plus de vivaces et d’arbustes
Arbres et grands arbustes Légère hausse Plus d’ombre, de structure, de biodiversité
Mobilier de jardin d’entrée de gamme Stagnation Acheteurs plus sélectifs, recherche de durabilité
Systèmes d’arrosage économes Progression Jardins mieux adaptés aux étés secs
Éléments décoratifs non fonctionnels Recul Priorité aux aménagements utiles

En résumé, l’aménagement paysager en Allemagne suit le mouvement général du marché : une baisse en valeur qui cache une montée de la qualité d’usage. Les jardins deviennent des lieux de vie complets, moins « vitrines » et plus vivants. Ce glissement prépare le terrain pour un autre phénomène : la montée en puissance des cultures potagères et des arbres fruitiers, souvent associée à la permaculture.

Cultures potagères, arbres fruitiers et permaculture : la réponse des jardiniers à l’évolution sectorielle

Alors que certains segments du marché reculent, une dynamique forte s’affirme : le retour à la terre nourricière. Les cultures potagères, les arbres fruitiers et les principes de la permaculture séduisent un nombre croissant de foyers allemands. Quand le panier de courses coûte plus cher, faire pousser des légumes devient à la fois une économie, un plaisir et une forme de sécurité. Le jardin se transforme en garde-manger vivant, planté de tomates, de courgettes, de framboisiers et de pommiers.

Dans de nombreuses villes, les jardins collectifs se multiplient. On y voit des parcelles organisées en buttes, des associations entre légumes, fleurs et petits fruits, mais aussi des coins laissés sauvages pour les pollinisateurs. Plutôt que d’acheter chaque année des plants précoces en grandes quantités, les jardiniers apprennent à semer eux-mêmes, à bouturer, à échanger des plants lors de fêtes des plantes locales. Cette économie circulaire atténue l’impact du léger recul du marché tout en créant du lien social.

Les piliers d’un potager simple et productif

Dans l’esprit de la permaculture, l’idée n’est pas de copier des schémas compliqués, mais d’observer son terrain et ses besoins. Pour un foyer débutant, quelques choix stratégiques suffisent :

  • 3 Ă  4 lĂ©gumes de base faciles Ă  cultiver (salades, tomates, courgettes, haricots) pour garantir des premières rĂ©coltes motivantes.
  • Une rangĂ©e d’aromatiques près de la cuisine (thym, ciboulette, persil, basilic en saison) pour agrĂ©menter chaque repas.
  • Un ou deux petits fruitiers (framboisiers, cassissiers, groseilliers) qui donnent rapidement.
  • Un arbre fruitier de long terme (pommier, poirier, prunier) plantĂ© pour les annĂ©es Ă  venir.
  • Un paillage systĂ©matique pour limiter les arrosages et garder un sol vivant.

Ces choix permettent de lancer un jardin nourricier sans s’équiper de manière excessive. On a besoin de quelques outils simples, d’un bon terreau de départ et de graines adaptées au climat local, rien de plus. Les dépenses se concentrent sur ce qui a un vrai impact sur la qualité du sol, plutôt que sur des gadgets éphémères.

Là encore, les tendances marché s’adaptent : la demande en semences potagères diversifiées, en petits fruitiers et en accessoires de culture surélevée augmente. Les fabricants proposent davantage de bacs à potager, de mini-serres pour balcons et de solutions de culture verticale, ce qui permet aux habitants d’appartements de participer à ce mouvement, même sans grand jardin.

Cette mutation renforce le lien entre jardin et assiette. Chaque récolte rappelle que la terre, bien traitée, répond généreusement. Elle montre aussi que la prospérité du jardin ne dépend pas forcément du volume d’achats, mais de la qualité des soins apportés au sol, à l’eau et à la biodiversité.

Au milieu de ces changements, un autre enjeu prend de l’ampleur : comment faire du jardin un refuge pour la vie sauvage, tout en gardant un lieu agréable pour la famille ? C’est là qu’entre en jeu le quatrième pilier de cette transformation : la biodiversité.

Biodiversité, écologie et vie au jardin : le marché en recul, la nature en progrès

Le ralentissement du marché du jardinage en Allemagne n’empêche pas les jardins de gagner en richesse écologique, bien au contraire. Moins d’achats impulsifs de plantes exotiques fragiles, plus de réflexion sur les espèces locales, les haies champêtres, les prairies fleuries… Cette tendance se retrouve dans les projets publics et privés, portés par des municipalités, des écoles, mais aussi par de simples voisins qui décident de laisser une bande de pelouse pousser librement.

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Dans les quartiers résidentiels, on remarque de plus en plus de micro-habitats : petits tas de bois pour les insectes, hôtels à insectes artisanaux, mares naturelles, coins de jardin non tondus. Chaque recoin laissé à la nature devient un refuge pour les pollinisateurs, les oiseaux, les hérissons. Cette manière de jardiner ne coûte presque rien, mais demande de changer de regard sur ce qui est « propre » ou « bien entretenu ».

Les études locales montrent que les jardins privés représentent une part considérable des surfaces vertes en ville. En accumulant des gestes simples – planter un arbre, installer une haie, réduire la tonte – on obtient un impact collectif énorme, comparable à celui de grands parcs urbains. La baisse des achats de produits chimiques joue ici un rôle clé : moins de pesticides, c’est plus de vie dans le sol, plus de vers de terre, plus d’oiseaux qui viennent picorer.

Transformer son jardin en refuge pour le vivant

Pour un jardinier amateur, les actions les plus efficaces pour la biodiversité sont souvent les plus simples :

  • Remplacer une partie de la pelouse par une zone de prairie fleurie ou un massif d’arbustes locaux.
  • Planter une haie diversifiĂ©e plutĂ´t qu’une clĂ´ture minĂ©rale ou une haie monospĂ©cifique toujours taillĂ©e.
  • Laisser des coins « sauvages » sans dĂ©sherbage systĂ©matique, pour offrir des refuges aux insectes.
  • Installer une petite mare, mĂŞme de taille modeste, afin d’attirer libellules, amphibiens et oiseaux.
  • Éteindre les lumières extĂ©rieures inutiles la nuit pour ne pas perturber la faune.

Ces pratiques s’inscrivent dans une vision du jardin comme lieu d’équilibre. Elles ne nécessitent pas d’achats massifs, mais un peu de patience et d’acceptation de l’imperfection. Un jardin où tout est taillé au cordeau, sans feuille morte ni brin d’herbe un peu haut, laisse peu de place à la vie. À l’inverse, un coin légèrement en désordre devient vite le théâtre de scènes fascinantes : un merle qui cherche des vers, un hérisson qui traverse au crépuscule, une abeille sauvage qui niche dans un trou de bois.

Les jardiniers qui embrassent cette approche constatent souvent qu’ils dépensent moins en produits de jardinage, mais qu’ils gagnent en plaisir. Observer les interactions entre plantes et animaux devient une source de satisfaction au moins aussi forte que l’achat de nouveaux accessoires. Le léger recul du marché peut alors être lu comme le signe d’une maturité : le jardin gagne en profondeur, même si le panier de caisse se vide un peu.

Ce mouvement vers une biodiversité plus riche se combine naturellement avec une autre tendance, très concrète pour le quotidien : l’adoption d’outils et de pratiques durables pour entretenir le jardin sans l’épuiser ni se fatiguer.

Outils, matériel et pratiques durables : bien vivre son jardin malgré le recul du marché

Au-delà des chiffres, le cœur du jardin bat surtout dans les gestes répétés jour après jour. Dans ce contexte de léger recul du marché du jardinage, les jardiniers en Allemagne font des choix plus réfléchis en matière d’outils et de matériel durable. Plutôt que d’acheter chaque année des accessoires bon marché vite usés, ils privilégient des équipements robustes, réparables, parfois partagés entre voisins.

On voit se développer des bibliothèques d’outils, des groupes locaux où l’on s’échange une débroussailleuse contre une remorque, une grelinette contre un broyeur. Cette mutualisation réduit les dépenses individuelles et l’empreinte écologique, tout en renforçant le lien social. Elle s’accorde parfaitement avec la recherche de simplicité et de bon sens qui traverse le jardinage actuel.

Choisir des outils qui respectent le corps et la terre

Un bon outil doit d’abord respecter celui qui l’utilise. Les jardiniers avertis se tournent vers :

  • Des outils manuels de qualitĂ© (sĂ©cateurs, serfouettes, grelinettes) aux manches adaptĂ©s Ă  la taille de l’utilisateur, pour limiter les douleurs de dos.
  • Des Ă©quipements rĂ©parables, avec pièces dĂ©tachĂ©es disponibles, plutĂ´t que des produits jetables.
  • Des solutions Ă©conomes en Ă©nergie, comme les tondeuses manuelles ou Ă©lectriques basse consommation.
  • Des contenants durables (pots en terre cuite, godets rĂ©utilisables) pour limiter le plastique.

Ces choix influencent la structure même du marché : une partie des ventes se déplace vers des produits moins nombreux mais plus qualitatifs. Les enseignes qui misent sur la longévité plutôt que sur le renouvellement constant s’alignent sur cette attente. À terme, cette orientation pourrait stabiliser le marché autour de valeurs de durabilité et de sobriété.

Dans le même mouvement, les pratiques durables gagnent du terrain. Planifier les travaux de saison, adapter les arrosages aux précipitations réelles, protéger le sol avec des couverts végétaux… autant de gestes qui réduisent l’effort et les dépenses. Les jardiniers apprennent à « travailler avec » la nature plutôt que contre elle. Lorsque l’on comprend que laisser les feuilles au pied des arbres les nourrit, on n’achète plus autant de sacs d’engrais. Quand on crée des brise-vent naturels, les plantes tombent moins malades.

Toutes ces évolutions montrent qu’un marché en léger repli peut cacher une progression en profondeur des pratiques. Le jardin se vit alors comme un compagnon de route, pas comme un chantier permanent. On lui donne du temps, on accepte ses aléas, et l’on découvre que la vraie richesse se trouve dans les racines bien ancrées, plus que dans les nouveautés alignées en tête de gondole.

Pourquoi le marché du jardinage en Allemagne a-t-il reculé en 2025 ?

Le recul d’environ 0,6 % en 2025 s’explique surtout par une baisse des ventes de plantes vivantes, après plusieurs années de forte croissance liée aux confinements. La pression sur le pouvoir d’achat, la fin des grands travaux de rénovation et une consommation plus réfléchie ont conduit les ménages à limiter certains achats de décoration végétale, tout en conservant un intérêt fort pour le jardinage.

Quels segments du marché du jardinage résistent le mieux ?

Le matériel de jardin (outils, systèmes d’arrosage, équipements) progresse légèrement, de l’ordre de 0,7 %, tout comme les fournitures biologiques et chimiques, en hausse d’environ 1,2 %. Les plantes ornementales reculent davantage, tandis que tout ce qui touche au potager, aux arbres fruitiers et aux solutions écologiques gagne en importance dans les achats.

Comment jardiner à moindre coût dans ce contexte économique ?

Pour réduire les dépenses, il est conseillé de privilégier les semis maison, de pratiquer le compostage, de pailler les sols pour limiter arrosage et désherbage, et de choisir des plantes adaptées au climat local. Acheter moins, mais mieux — outils durables, arbres et arbustes de long terme — permet de stabiliser les coûts tout en améliorant la qualité du jardin.

Le recul du marché signifie-t-il que les Allemands jardinent moins ?

Non, le recul porte surtout sur la valeur monétaire du marché, pas sur l’intérêt pour le jardinage. Beaucoup de personnes continuent à jardiner, mais avec des pratiques plus sobres : troc de graines, récupération de matériaux, partage d’outils et choix de plantes plus pérennes. Le temps passé au jardin reste important, même si les dépenses baissent légèrement.

Quelles sont les grandes tendances Ă  venir pour le jardinage en Allemagne ?

Les tendances fortes sont un jardinage de plus en plus écologique, le développement des potagers et des vergers familiaux, la recherche d’aménagements simples et durables, et une montée de la biodiversité dans les jardins privés. Les circuits de distribution continuent d’évoluer, avec un rôle croissant des discounters et de la grande distribution pour les achats de base, tandis que les jardineries misent sur le conseil et la qualité.

Source: www.diyinternational.com

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